Articles taggués ‘Roman enfant’

  • Fred Poulet, Carole Trembay

    Date: 2011.04.27 | Catégories: Humour, La bibliothécaire aime, La maman aime, Policier, Roman enfant | Commentaires: 0

    J’adooooooore Fred Poulet, au moins autant que Raoul Taffin (je les soupçonnes d’ailleurs d’être cousin ou proche parent). Certains diront que c’est parce que j’ai le troisième élément du trio à la maison (Alias Arthur Hamel, 4 1/2 ans), mais en réalité mon intérêt pour Fred remonte au moment même où je portais dans mon ventre mon premier petit tannant.

    Fred Poulet enquête sur un microbe, Carole Tremblay

    Ce titre est arrivé sur mon charriot alors que j’en étais à mes premières armes en tant que bibliothécaire jeunesse. Je plongeais avec ravissement dans ce milieu que je connaissais très peu. Je me rappelais mes lectures d’adolescente (Marie-Lune et Cassiopée, Ève Paradis et autres) et les fameux Jiji et Pichou, qu’on m’avait sûrement lu au primaire. Par contre, de mes premières lectures autonomes, je ne me rappelle pas vraiment. Je n’ai jamais lu la Comtesse de Ségur…

    Comme j’aurais aimé découvrir Fred Poulet à 7-8 ans! Plusieurs bibliothèques ont maintenant une section « Premières lectures » où sont regroupées les collections nivelées ou graduées. Fred se trouve au niveau 4 (le plus haut) de la collection À pas de loups aux éditions Dominique et cie. Je ne pourrais pas dire exactement ça correspond à quel âge ou à quelle année scolaire. Tout ce que je sais, c’est le plaisir que j’ai eu à le lire à l’époque, celui que j’ai encore à le lire aujourd’hui, et celui qu’Arthur a indéniablement à m’écouter puisque c’est son nouveau héros! Cet après-midi, j’ai dû lui en lire trois, laissez-moi vous dire que maman n’avait plus de voix par la suite…

    Pourquoi est-il si attachant? D’abord la justesse des histoires. Ce n’est pas parce qu’on s’adresse aux petits qu’on peut se permettre un manque de rigueur. Au début de chaque enquête, ou histoire, on nous présente cliniquement les héros et leurs rôles dans le dossier en cours. Un résumé du dossier nous est également présenté avant que ne début l’enquête!

    Donc, dans ce titre où notre enquêteur cherche le responsable de la vilaine attaque bactériologique  dont il est la victime. Affublé d’un excès de fièvre qui l’oblige à rester à la maison, Fred analyse toutes les possibilités qui se sont présentées à lui cette semaine d’entrer en contact avec le fameux microbe, mais c’est lorsque son père l’oblige à aller à l’épicerie et qu’il y rencontre la jolie Léa qu’il découvre le fin fond de l’histoire! Les responsables, ce sont elle et le jus d’orange qu’elle lui a offert de partager. C’est génial d’être malade avec Léa quand même.

    Fred Poulet enquête sur une chaussette

    C’est mon préféré de la série. Notre valeureux Fred  doit enquêter sur la mystérieuse disparition d’une des chaussettes que lui a tricoté sa grand-mère. Serait-ce la sécheuse, reconnue pour avaler quantité de bas perdus, la responsable? Non, puisque celle-ci est en panne lui apprend le patron (son père).Celui-ci a d’ailleurs dû aller sécher les vêtements au lavoir. Ah ah! Fred ne fait ni une ni deux et cours poursuivre son enquête auprès de la mystérieuse propriétaire et de son chien tousseur, pantoufle!

    Fred Poulet enquête sur la mystérieuse madame

    Notre courageux Fred est victime d’une panne de courant ce matin, mais ce n’est pas sur celle-ci qu’il décide de mener enquête, c’est plutôt sur la présence étrange d’un exemplaire du magazine Fifille d’aujourd’hui dans la salle de bain familliale. Une voleuse? Une espionne? Certainement pas la grand-mère qui est plutôt du genre Guide de l’auto. Fred Poulet mène minutieusement l’enquête et croit avoir découvert la fautive lorsqu’il surprend son père à la maison sur l’heure du dîner avec une mystérieuse madame…

     

    Il existe six enquêtes de Fred Poulet, de quoi occuper encore quelques après-midi de lecture avec mon petit poulet à moi! Bonne lecture.

    Fred Poulet enquête sur sa boîte à lunch

    Fred Poulet enquête sur une sale affaire

    Fred Poulet enquête sur le vélo volé

  • À l’occasion de la prochaine Journée mondiale du livre et du droit d’auteur: les buveurs d’encre d’Éric Sanvoisin

    Date: 2011.04.19 | Catégories: Humour, La bibliothécaire aime, Roman enfant | Commentaires: 0

    À l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui aura lieu le 23 avril, on parle beaucoup de la reproduction frauduleuse des œuvres littéraire, du droit d’auteur, du passage des livres au numérique… mais on ne parle pas d’un fléau bien plus grave qui guette les bibliothèques et les librairies de ce monde: l’arrivée des buveurs d’encre. Attention, ils sont parmi nous!

    Le buveur d’encre, Éris Sanvoisin

    Odilon n’aime pas les livres! Son papa a beau être libraire et en rapporter des piles et des piles à la maison, le petit garçon n’aime pas lire. Pendant les vacances, il reste cacher dans la librairie et observe les lecteurs. Un jour, un être bizarre, au teint gris et flottant au-dessus du sol, entre et boit littéralement un livre. Il en aspire tout l’encre! Odilon le poursuit frénétiquement et découvre son repère, un caveau surmonté d’un encrier dans un cimetière.  Le buveur d’encre le surprend et le mord. Il lui donne « le goût de l’encre ». Dès lors, Odilon devra boire de l’encre et comprendra que celui des bouteilles est fade et sans goût alors que celui qui a vieillit sur le papier d’un livre est délicieux. En fait, ce n’est pas l’encre que l’enfant absorbe mais l’aventure à l’état pure que recèlent les livres. Pour la première fois, il est bien content d’avoir un papa libraire!

    Une paille pour deux

    Voilà Odilon bien installé dans son nouveau quotidien de buveur d’encre, mais il s’ennuie tout seul avec sa passion. Il ne restera quand même pas tout seule toute sa vie. Mais peut-il seulement mordre une fille? Il aimerait bien initier la jolie Carmilla, la nouvelle de sa classe, au plaisir de l’encre. C’est en lui courant après qu’il découvre qu’elle vit au cimetière, chez Draculivre! Cette dernière veut bien embrasser la vie de buveur d’encre avec lui et confectionne à cette fin une paille spéciale, pour deux.

    Dès lors, les aventures d’Odilon se poursuivent systématiquement avec la douce Carmilla.

     

    Dans La cité des buveurs d’encre, il prend en charge le déménagement de Draculivre et de Carmilla qui doivent quitter le cimetière en raison de travaux dans le métro. Mais s’il s’éloigne de plus d’un kilomètre, Draculivre mourra. C’est dans ce livre qu’Odilon emménage définitivement avec les buveurs d’encre. Dans Le petit buveur d’encre rouge, nos héros sont littéralement aspirés dans leur histoire préférée, Le petit chaperon rouge. Ils se retrouvent à incarner les deux rôles principaux de l’histoire, soit ceux du loup et du chaperon. Odilon ne veut pas en venir à manger Carmilla mais elle lui semble tout à coup tellement appétissante!  Dans La petite buveuse de couleurs il s’en fait terriblement pour elle car elle est malade et refuse de s’alimenter d’encre. Il découvre que c’est parce qu’elle a bu une histoire qui lui est restée sur le cœur et qu’elle n’arrive pas à digérer. Ce livre portait sur les vampires qui, en buvant le sang de leurs victimes, les tuent. Carmilla se demande si elle tue les histoires en les buvant, et ça la rend malade.

    Dans Le buveur de fautes d’orthographe, Odilon découvre le goût particulier des fautes dans les livres. Ça donne du piquant et il en raffole, mais dès leur plus jeune âge ont apprend aux buveurs d’encre que l’orthographe, c’est sacré, alors Odilon va en thérapie chez le psychiatre Freudkenstein. Mais il découvre qu’il n’est pas le seul à nourrir cette passion et il se trouvera un allié dans son amour de la coquille. Finalement, je n’ai pas encore lu le dernier tome, paru l’an dernier: Le livre des petits buveurs d’encre mais voici ce qu’en dit notre catalogue de bibliothèque, c’est plutôt prometteur!

     

    Je souhaite à tout les amoureux du livre de déguster, à l’approche de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, un grand cru de la littérature jeunesse!

     

     

     

  • Passeuse de rêves, Lois Lowry

    Date: 2011.03.28 | Catégories: La bibliothécaire aime, Pour aller plus loin, Roman, Roman enfant | Commentaires: 2

    Je vous ai déjà parlé de cet auteure, qui a aussi commis le magnifique roman Le passeur. Lorsque je suis tombée sur son nouveau roman dans le présentoir des nouveautés de la bibliothèque, je l’ai tout de suite emprunté. Heureux hasard car j’apprenais à mon retour à la maison qu’il était nominé pour le prix Sorcière dans la catégorie Roman junior. Je dois avouer que je l’ai préféré à La petite taiseuse de Stéphanie Bonvicini (qui est tout de même un magnifique roman à saveur philosophique), gagnant de la catégorie. Les goûts sont subjectifs, c’est peut-être qu’en ce moment j’ai besoin d’une petite passeuse de rêve…

    Passeuse de rêves, Lois Lowry

    C’est un roman tout en douceur, je dirais même délicat. Nous sommes dans le domaine du rêve, évanescent comme un nuage. Nous suivons Petite, qui ne sait pas ce qu’elle est exactement, et nous ne le savons pas non plus. Elle fait son apprentissage de « passeuse de rêves ». Pour ce faire, elle apprend à pratiquer le touché (se saisir des souvenirs d’une  personne en touchant des objets lui appartenant) sans aller trop en profondeur car elle pourrait alors passer du côté obscur et devenir une de ces choses hideuses, un Saboteur, qu’elle croise parfois et qui donnent des cauchemars. Mais elle est si douce et délicate que son touché ressemble au contact du fil de soie.

    Son enseignement se fait dans la maison d’une vieille dame et de son chien, car les passeurs de rêves s’occupent aussi des chiens (amusant!). La vieille dame a plusieurs objets que Petite touche  pour nourrir les rêves qu’elle lui offre. Puis, un jeune garçon arrive dans la maison. Lui, il a très peu d’objets desquels émanent de beaux souvenirs. Et il aurait tant besoin de beaux rêves! En plus, les saboteurs semblent décidés à l’attaquer en groupe et Petite est bien petite encore pour aider l’enfant à faire face à semblables cauchemars. Mais elle est courageuse et désire par-dessus tout rendre ce jeune garçon heureux dans ses rêves.

    Une belle et triste histoire, car vous l’aurez compris, ce petit garçon n’est pas arrivé chez la vieille dame de plein gré. Il y a été placé car sa mère ne pouvait plus s’occuper de lui, et encore moins son père. Mais elle est présente dans l’histoire cette mère et elle aussi bénéficiera des bienfaits d’un passeur de rêve pour passer au travers de moments difficiles afin de récupérer son petit garçon.

    Et on termine la lecture avec une terrible envie de sentir ce touché en fil de soie qui nous donnera de beaux rêves, qui veille sur nous. Un petit livre qui fait du bien.

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