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  • L’écureuil et le printemps, Sebastian Meschenmoser

    Date: 2011.05.09 | Catégories: À animer, Album, Développer son imaginaire, La bibliothécaire aime, Pour rigoler, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    Il commence à faire chaud, on se réapproprie nos parcs préférés et le dur combat de la crème soleil est entamé. Tout est en place: le printemps est arrivé! Voici donc mon album préféré sur ce thème!

     

    L’écureuil et le printemps, Sebastian Meschenmoser

    Notre copain l’écureuil découvre un matin sa forêt parée de mille couleurs. Qu’a-t-il bien pu se passer? C’est le printemps déclare l’ours, c’est le temps de se remplir la panse! Alors que nos gloutons font bombances, hérisson aperçoit de dos une hérissonne qui lui plaît particulièrement.Car il est vrai que le printemps, c’est également la saison des amours dans la nature. Son ami l’écureuil entreprend donc de l’aider à conquérir le cœur de la belle inconnue. Pour se faire, il se dit qu’en démontrant bravoure et courage il récolterait honneur et gloire, et obtiendrait surement ce qu’il veut (savoureux clin d’œil à Don Quichotte dans l’illustration ici). Pour dénicher un adversaire à sa taille, le couple de valeureux amis se doivent d’avoir l’air menaçant, s’ensuit une séance silencieuse de déguisement loufoque, les images valent ici mille mots. Une fois bien déguiser, ils doivent trouver un adversaire à leur mesure pour impressionner la belle dans un combat épique.  Qui de mieux que l’ours? Une fois honneur et gloire obtenu, ne reste plus qu’à offrir à la belle un bouquet de fleur afin de récolter son admiration et son amour. Mais le visage de son aimé n’est pas tout à fait comme il s’y attendait! Une finale rigolote sur ce qu’on retrouve malheureusement un peu partout en forêt lorsque la neige fond, des restes du passage de l’homme (je ne vous révèlerai tout de même pas ce qu’est réellement hérissonne, il faudra emprunter le livre pour le savoir)!

    J’aime particulièrement les illustrations de cette série (il y en a trois) qui sont très originales dans le courant actuel. Le trait au crayon mine, salit, n’est pas des plus populaires (exception faite des illustrations de Manon Gauthier, dont j’adore aussi le travail) malgré tout son potentiel expressif. Il est ici utilisé avec brio.

    Si vous avez envie de poursuivre l’aventure, je vous suggère également L’écureuil et la lune qui est tout aussi délicieux. Cette fois-ci, c’est la lune que découvre l’écureuil au sortir de son trou un beau matin. Elle est tombée sur sa maison! Dès le départ, le lecteur est complice de l’auteur car la deuxième et la troisième de couverture présentent une illustration double-page révélant la vrai nature de la lune en question (que je ne vous révèlerai pas). Notre écureuil tentera donc par tout les moyens et à l’aide de ses fidèles compagnons, de la faire disparaître car il craint de finir ses jours en prisons si on la retrouve chez lui alors qu’elle a très certainement été volée! Encore une fois, l’auteur-illustrateur emploi l’image pour faire de savoureux clins d’œil au lecteur et ne manque pas une occasion de faire rigoler celui-ci en dessinant ses héros dans de fâcheuses situations. Tout simplement adorable.

    Je m’accorde le luxe de ne pas vous parler de L’écureuil et la première neige, car cet album aura très certainement une place de choix dans mon futur article sur le sujet, quelque part à l’automne. En attendant, courrez emprunter ces titres pour votre bonheur et celui de vos enfants, de votre classe du primaire ou de vos petits de la garderie. Ces deux livres se prêtent d’ailleurs très bien à une lecture devant un groupe car le texte en soit est écris de manière très expressive, et que dire des illustrations qui parlent d’elles-mêmes et interagissent avec le texte. Que du bonheur à partager en groupe! Et pourquoi ne pas poursuivre la lecture par une activité d’animation? Je suis certaine que ces livres vous en inspireront plusieurs.

    Bon printemps à tous.

  • À l’occasion de la prochaine Journée mondiale du livre et du droit d’auteur: les buveurs d’encre d’Éric Sanvoisin

    Date: 2011.04.19 | Catégories: Humour, La bibliothécaire aime, Roman enfant | Commentaires: 0

    À l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui aura lieu le 23 avril, on parle beaucoup de la reproduction frauduleuse des œuvres littéraire, du droit d’auteur, du passage des livres au numérique… mais on ne parle pas d’un fléau bien plus grave qui guette les bibliothèques et les librairies de ce monde: l’arrivée des buveurs d’encre. Attention, ils sont parmi nous!

    Le buveur d’encre, Éris Sanvoisin

    Odilon n’aime pas les livres! Son papa a beau être libraire et en rapporter des piles et des piles à la maison, le petit garçon n’aime pas lire. Pendant les vacances, il reste cacher dans la librairie et observe les lecteurs. Un jour, un être bizarre, au teint gris et flottant au-dessus du sol, entre et boit littéralement un livre. Il en aspire tout l’encre! Odilon le poursuit frénétiquement et découvre son repère, un caveau surmonté d’un encrier dans un cimetière.  Le buveur d’encre le surprend et le mord. Il lui donne « le goût de l’encre ». Dès lors, Odilon devra boire de l’encre et comprendra que celui des bouteilles est fade et sans goût alors que celui qui a vieillit sur le papier d’un livre est délicieux. En fait, ce n’est pas l’encre que l’enfant absorbe mais l’aventure à l’état pure que recèlent les livres. Pour la première fois, il est bien content d’avoir un papa libraire!

    Une paille pour deux

    Voilà Odilon bien installé dans son nouveau quotidien de buveur d’encre, mais il s’ennuie tout seul avec sa passion. Il ne restera quand même pas tout seule toute sa vie. Mais peut-il seulement mordre une fille? Il aimerait bien initier la jolie Carmilla, la nouvelle de sa classe, au plaisir de l’encre. C’est en lui courant après qu’il découvre qu’elle vit au cimetière, chez Draculivre! Cette dernière veut bien embrasser la vie de buveur d’encre avec lui et confectionne à cette fin une paille spéciale, pour deux.

    Dès lors, les aventures d’Odilon se poursuivent systématiquement avec la douce Carmilla.

     

    Dans La cité des buveurs d’encre, il prend en charge le déménagement de Draculivre et de Carmilla qui doivent quitter le cimetière en raison de travaux dans le métro. Mais s’il s’éloigne de plus d’un kilomètre, Draculivre mourra. C’est dans ce livre qu’Odilon emménage définitivement avec les buveurs d’encre. Dans Le petit buveur d’encre rouge, nos héros sont littéralement aspirés dans leur histoire préférée, Le petit chaperon rouge. Ils se retrouvent à incarner les deux rôles principaux de l’histoire, soit ceux du loup et du chaperon. Odilon ne veut pas en venir à manger Carmilla mais elle lui semble tout à coup tellement appétissante!  Dans La petite buveuse de couleurs il s’en fait terriblement pour elle car elle est malade et refuse de s’alimenter d’encre. Il découvre que c’est parce qu’elle a bu une histoire qui lui est restée sur le cœur et qu’elle n’arrive pas à digérer. Ce livre portait sur les vampires qui, en buvant le sang de leurs victimes, les tuent. Carmilla se demande si elle tue les histoires en les buvant, et ça la rend malade.

    Dans Le buveur de fautes d’orthographe, Odilon découvre le goût particulier des fautes dans les livres. Ça donne du piquant et il en raffole, mais dès leur plus jeune âge ont apprend aux buveurs d’encre que l’orthographe, c’est sacré, alors Odilon va en thérapie chez le psychiatre Freudkenstein. Mais il découvre qu’il n’est pas le seul à nourrir cette passion et il se trouvera un allié dans son amour de la coquille. Finalement, je n’ai pas encore lu le dernier tome, paru l’an dernier: Le livre des petits buveurs d’encre mais voici ce qu’en dit notre catalogue de bibliothèque, c’est plutôt prometteur!

     

    Je souhaite à tout les amoureux du livre de déguster, à l’approche de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, un grand cru de la littérature jeunesse!

     

     

     

  • Spécial mois de la nutrition, livres et idées d’animation

    Date: 2011.03.04 | Catégories: À animer, Album, La bibliothécaire aime, La maman aime, Pour rigoler, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

     

    Il y a des thématiques faciles qui reviennent constamment en bibliothèque: Noël, Halloween, Pâques, etc… Et il y en a d’autres moins évidentes du côté de la fiction, comme la nutrition. Avec le fameux mois de mars, les écoles et les cpe demanderont systématiquement des livres en lien avec la nourriture. En voici donc quelques uns que j’aime bien…

    La série de l’inspecteur Lapou, Bénédicte Guettier

    Cette fois-ci, c’est mon grand Arthur qui m’a fait découvrir quelque chose. À l’occasion de ses 4 ans, je l’ai amené à la Librairie Monet pour qu’il choisisse quelques livres. Il voulait des livres sur les navettes spatiales, sur l’espace et sur… les pommes (il allait y aller prochainement avec le CPE). Alice, une de mes libraires préférées, lui a donc fait découvrir ce titre de l’inspecteur Lapou. J’étais septique au départ car j’avais toujours associé cette série à un groupe d’âge plus élevé en raison des nombreux jeux de mots souvent très « français ». Et bien, je m’étais trompée car depuis nous retournons  périodiquement à la bibliothèque chercher un nouvel inspecteur Lapou à la demande de mon petit roi. Nous avons donc, avec cette série, tout un éventail de titre à suggérer aux éducateurs car les aventures se passent systématiquement dans le potager et mettent en vedette des fruits et des légumes.

    Idées d’animation: inventer d’autres jeux de mots culinaires ; créer d’autres personnages alimentaires rigolos.

    La petite souris, la fraise bien mûre et l’ours affamé, Audrey Wood

    Le pigeon trouve un hot dog, Mo Willems

    Le camion de pépites, Renée Robitaille

    Ces trois titres mettent en scène des histoires qui tournent autour d’un aliment sans que la nourriture soit directement le sujet du livre, contrairement aux personnages de la série de l’inspecteur Lapou. Par contre, chacun à leur manière, ils sont intéressant à raconter devant un groupe. Le rythme et le suspens du texte bien ficelé de La petite souris, la fraise bien mûre et l’ours affamé peut être suggéré à un éducateur moins à l’aise à raconter car la simple lecture de l’histoire telle quelle suffit à son animation. Quant au Le pigeon trouve un hot dog, on le mettra entre les mains d’un animateur un peu plus théâtral qui mimera avec plaisir, et pour le plaisir de tous, les crises de l’oiseau. Enfin, la conteuse Renée Robitaille a imaginé ce conte contemporain qu’est Le camion de pépites. On sent dans ce texte qu’il a d’abord été imaginé pour être livré à l’oral et c’est pourquoi on le mettra entre les mains d’un bon conteur. Par ailleurs, cette plongée dans le camion de pépites de chocolat ravira les papilles des tout petits.

    Je ne suis pas un hamburger!, Alain Durant

    Ce titre plutôt amusant est une mise en histoire de l’adage « on est ce que l’on mange ». Un garçon se transforme en hamburger car il refuse de manger autre chose. Tous le convoite avec gourmandise et son seul moyen pour redevenir lui-même sera de manger des légumes, beurk! Moralisateur mais efficace, avec des illustrations aux couleurs vives qu’aimeront nos petits mangeurs de hamburgers.

    Idée d’animation: atelier culinaire santé avec préparation de smooties ou milk shakes aux fruits.

    Blaise et le château d’Anne Hiversère, Claude Ponti

    J’adore ce titre et presque tout ce que fait Claude Ponti, mais quand Arthur me sort ce livre (parmi une demi-douzaine d’autres) avant le dodo, ouf! Car elle est longue cette histoire, mais je fais le pari que même avec des petits elle fonctionnerait. Les jeux de mots sont à mourir de rire et les illustrations cachent un millier de détails amusants à découvrir. Blaise le poussin masqué, ainsi que les autres poussins, décident de fabriquer un gâteau pour l’anniversaire d’Anne Hiversère. Ils iront donc chercher tout les ingrédients nécessaires à sa fabrication dans un délire de jeux de mots et de personnages loufoques. Personnellement, j’ai un faible pour les Grobinets alors que mon grand aime beaucoup le poussin à tête de champignon ainsi que le couple volant « pète et répète ».

    Idées d’animation: bien sûr, fabriquer un gâteau ou des cupcakes ; agrandir les images du livre et en faire un « cherche et trouve « car tous les poussins en action se retrouvent dans chaque image; inventer des jeux de mots « pontiesque »; faire un concours avec l’image de la fête où se retrouvent plusieurs personnages de la littérature et du cinéma pour enfants, les associer à leurs œuvres.

    Lustucru le loup qui pue, Dominique Demers

    Le pauvre loup n’aime pas manger les enfants, ce qu’il préfère par dessus tout c’est des galettes chaudes de fromages qui puent! Mais ça lui donne une haleine épouvantable et il ne peut parler à quelqu’un sans que celui-ci ne tombe dans les pommes. Jusqu’au jour où une petite enrhumée frappe à sa porte et dévore avec lui un mounche-miam de sa création.

    Idée d’animation: jumeler la lecture du livre avec une activité/dégustation autour des fromages québécois, inviter un conférencier pour les enfants.

    La belle lisse poire du prince de Motordu, Pef

    Ce livre est sans aucun doute celui que j’ai le plus animé dans ma carrière. Je vis carrément une histoire passionnelle avec celui-ci et je vous avoue qu’en congé de maternité ma version petit format ne me satisfait pas. Je rêve d’aller voler l’exemplaire édité dans la collection « Les bottes de 7 lieues » (format géant et épuisé) que j’ai jalousement mis hors circulation à ma bibliothèque!

    Idée d’animation: le menu tordu présent dans ce livre est une source inépuisable de création de jeux de mots tordus à faire avec les enfants. Et pourquoi pas même un livre de recettes tordus!

     

    Une soupe 100% sorcière, Quiterrie Simon

    Une sorcière n’a plus grand chose pour faire sa soupe et court donc se ravitailler dans le potager de ses voisins où elle ne trouve que carottes, pommes de terre et poireaux. Peu habituée à cuisiner des légumes, elle invente une soupe qui sent délicieusement bonne. Mais les voisins lésés viendront récupérer leur dû. Kroquela finira-t-elle par pouvoir  goûter à sa soupe? Un conte moderne de sorcière qui, grâce à sa soupe, sera perçue comme une princesse car le prince charmant, passant par là, tombera sou le charme du délicieux arôme. À noter: les clins d’œil au petit chaperon rouge, au petit Poucet, etc…

    Idée d’animation: Concours de création de soupe, à partir de différents livres de recettes sur le sujet les enfants doivent inventer leur propre soupe. La recette gagnante sera réalisée le lendemain (le temps que la bibliothécaire aille se procurer les ingrédients!).

    Enfin, sur le thème Qui mange quoi? dans le règne animal, et à l’aide des multiples documentaires sur le sujet, il y a un nombre infini d’animations à créer. Que ce soit de la recherche dans les livres à partir de quiz papier, ou un « génie en herbe » spécial biblio, les jeunes adorent qu’on teste leurs connaissances. Et pourquoi ne pas leur offrir une collation du même ordre pendant l’activité, afin qu’ils réalisent que les animaux ne mangent pas de barres tendres ou de frites. Quelqu’un veut une carotte?

     

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