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  • À l’occasion de la prochaine Journée mondiale du livre et du droit d’auteur: les buveurs d’encre d’Éric Sanvoisin

    Date: 2011.04.19 | Catégories: Humour, La bibliothécaire aime, Roman enfant | Commentaires: 0

    À l’occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur qui aura lieu le 23 avril, on parle beaucoup de la reproduction frauduleuse des œuvres littéraire, du droit d’auteur, du passage des livres au numérique… mais on ne parle pas d’un fléau bien plus grave qui guette les bibliothèques et les librairies de ce monde: l’arrivée des buveurs d’encre. Attention, ils sont parmi nous!

    Le buveur d’encre, Éris Sanvoisin

    Odilon n’aime pas les livres! Son papa a beau être libraire et en rapporter des piles et des piles à la maison, le petit garçon n’aime pas lire. Pendant les vacances, il reste cacher dans la librairie et observe les lecteurs. Un jour, un être bizarre, au teint gris et flottant au-dessus du sol, entre et boit littéralement un livre. Il en aspire tout l’encre! Odilon le poursuit frénétiquement et découvre son repère, un caveau surmonté d’un encrier dans un cimetière.  Le buveur d’encre le surprend et le mord. Il lui donne « le goût de l’encre ». Dès lors, Odilon devra boire de l’encre et comprendra que celui des bouteilles est fade et sans goût alors que celui qui a vieillit sur le papier d’un livre est délicieux. En fait, ce n’est pas l’encre que l’enfant absorbe mais l’aventure à l’état pure que recèlent les livres. Pour la première fois, il est bien content d’avoir un papa libraire!

    Une paille pour deux

    Voilà Odilon bien installé dans son nouveau quotidien de buveur d’encre, mais il s’ennuie tout seul avec sa passion. Il ne restera quand même pas tout seule toute sa vie. Mais peut-il seulement mordre une fille? Il aimerait bien initier la jolie Carmilla, la nouvelle de sa classe, au plaisir de l’encre. C’est en lui courant après qu’il découvre qu’elle vit au cimetière, chez Draculivre! Cette dernière veut bien embrasser la vie de buveur d’encre avec lui et confectionne à cette fin une paille spéciale, pour deux.

    Dès lors, les aventures d’Odilon se poursuivent systématiquement avec la douce Carmilla.

     

    Dans La cité des buveurs d’encre, il prend en charge le déménagement de Draculivre et de Carmilla qui doivent quitter le cimetière en raison de travaux dans le métro. Mais s’il s’éloigne de plus d’un kilomètre, Draculivre mourra. C’est dans ce livre qu’Odilon emménage définitivement avec les buveurs d’encre. Dans Le petit buveur d’encre rouge, nos héros sont littéralement aspirés dans leur histoire préférée, Le petit chaperon rouge. Ils se retrouvent à incarner les deux rôles principaux de l’histoire, soit ceux du loup et du chaperon. Odilon ne veut pas en venir à manger Carmilla mais elle lui semble tout à coup tellement appétissante!  Dans La petite buveuse de couleurs il s’en fait terriblement pour elle car elle est malade et refuse de s’alimenter d’encre. Il découvre que c’est parce qu’elle a bu une histoire qui lui est restée sur le cœur et qu’elle n’arrive pas à digérer. Ce livre portait sur les vampires qui, en buvant le sang de leurs victimes, les tuent. Carmilla se demande si elle tue les histoires en les buvant, et ça la rend malade.

    Dans Le buveur de fautes d’orthographe, Odilon découvre le goût particulier des fautes dans les livres. Ça donne du piquant et il en raffole, mais dès leur plus jeune âge ont apprend aux buveurs d’encre que l’orthographe, c’est sacré, alors Odilon va en thérapie chez le psychiatre Freudkenstein. Mais il découvre qu’il n’est pas le seul à nourrir cette passion et il se trouvera un allié dans son amour de la coquille. Finalement, je n’ai pas encore lu le dernier tome, paru l’an dernier: Le livre des petits buveurs d’encre mais voici ce qu’en dit notre catalogue de bibliothèque, c’est plutôt prometteur!

     

    Je souhaite à tout les amoureux du livre de déguster, à l’approche de la Journée mondiale du livre et du droit d’auteur, un grand cru de la littérature jeunesse!

     

     

     

  • Spécial Journée internationale du livre pour enfants: des livres sur les livres

    Date: 2011.04.01 | Catégories: À animer, Album, Développer son imaginaire, La bibliothécaire aime, Nouveautés littéraires | Commentaires: 1

    J’adore ma profession. Être bibliothécaire est un des merveilleux imprévus de ma vie (j’ai fait des études en histoire de l’art et ai travaillé en art actuel auparavant). Mais être bibliothécaire jeunesse, c’est carrément la cerise sur le gâteau!

    Journée internationale du livre pour enfants

    Le 2 avril, c’est la Journée internationale du livre pour enfants. La date a été choisie en l’honneur de l’anniversaire de naissance d’Hans Christian Andersen. À cet effet, j’ai décidé de vous présenter une sélection de mes albums pour enfants préférés qui parlent de l’amour des livres et des histoires.

    Le gros monstre qui aimait trop lire, Lili Chartrand

    C’est un classique pour moi, un des premiers livres que j’ai découvert et animé. En fait, je lis ce livre à tous les groupes de CPE-maternelle que je reçois chaque mois d’avril en bibliothèque en l’honneur de la Journée internationale du livre pour enfants (en même temps qu’un livre sur Pâques, on ne s’en sort pas). Ça me permet de les sensibiliser à l’importance des livres pour enfants, aux trésors qu’on y décèle, à la chance qu’ils ont de pouvoir les lire.

    Le gros monstre vit dans la forêt où il a pour mission de faire peur aux humains qui s’approchent. Un jour, il doit crier deux fois pour effrayer une petite fille qui était plongée dans la lecture d’un livre. Cela ne lui était jamais arrivé: avoir à crier deux fois! Curieux, il ramasse ce drôle d’objet qui absorbait tant la jeune fille et le ramène chez lui. Il ne peut détourner les yeux des magnifiques images qu’il y a sur l’objet. Une vieille dragonne passant par là lui apprendra qu’il s’agit d’un livre et que ça raconte une histoire. Elle offre au gros monstre de lui apprendre à lire pour qu’il décode ce que raconte son livre. Celui-ci plonge dans l’aventure. Passionné par la lecture, il en oublie de faire peur aux humains, ce qui contrarie le chef des monstres qui le bannit du clan. C’était sans compter la curiosité des autres monstres qui voulaient, eux aussi, connaître les histoires. Depuis ce temps, les monstres rêvent aux histoires de princesses et ne font plus peur aux humains. Leçon: si on lisait plus de livre, on attaquerait moins notre voisin?

    On l’aime pour l’histoire et pour les magnifiques illustrations de Rogé, qui lui ont valu le prix du Gouverneur général en 2006.

    Tibert et Romuald, Anne Jonas

    Ici aussi, les illustrations sont d’une qualité indéniables. Les plans et points de vus  appellent une mise en scène quasiment cinématographique et donnent le ton au récit. L’échelle des personnages dans les images, la page couverture le démontre bien, suggère savamment le rapport de force des deux protagonistes.

    Romuald, une souris de la bibliothèque, part en expédition visiter ses cousins du grenier. Malheureusement, il rencontre en chemin Tibert, le chat de la maison. Il lui raconte alors une histoire qui le captive à un point tel qu’il en oublie de le manger. Et à la fin de l’histoire, il en redemande. Depuis ce jour, chat et souris s’entendent comme larrons en foire, à condition que Tibert ait son histoire. Variation sur le thème des mille et une nuits, cette belle histoire de chat et de souris amateurs d’histoires est à découvrir, si ce n’est déjà fait.

    Loup-Gris, Jean-Marie Robillard

    Ce livre, peut-être un peu moins connu que les deux précédents, gagne à être découvert. Loup Gris raconte l’aventure d’un loup qui s’ennuie sur la couverture de son livre rangé sur le rayon de la bibliothèque. Il n’a rien pour s’amuser, contrairement aux autres loups dont il visite les livres (celui du Petit chaperon rouge, des Trois petits cochons, etc). Sa forêt noire l’ennuie. Un petit oiseau prisonnier de sa cage lui propose un marché: s’il le libère il lui montrera comment garnir son paysage. C’est ainsi que le petit oiseau grappille dans les livres de bibliothèque des semences pour égayer sa forêt et laisser place à sa véritable histoire, qui implique un loup et… une chèvre. Ici aussi, les illustrations sont magnifiques et très significatives. Le gentil loup en quête d’une histoire a le bout du nez étonnamment rouge pour un être innocent, c’est que sous son air égaré, sa véritable nature se cache.

    Il est intéressant de jouer avec les enfants à reconnaître les contes auxquels sont associés les différents loups que visite Loup Gris et de poursuivre en allant les lire avec eux.

    L’ours qui aimait les histoires, Dennis Haseley

    Ce doux récit tout en roux-rouge présente un ours qui, intrigué après avoir découvert une lettre, s’aventure près du chalet d’une vacancière. Celle-ci lui lit des livres tout l’été et l’ours se laisse amadouer. Lorsqu’elle quitte sa résidence estivale, elle lui laisse des livres qu’il emporte aussitôt avec lui dans sa tanière pour les longues journées d’hiver. Ce qui frappe dans cet album, ce sont les magnifiques illustrations au pastel dont les teintes évoquent le plaisir enveloppant, douillet de la lecture. Comme une chaude journée d’été à laquelle personne ne peut résister.

     

    C’est un livre, Lane Smith

    Finalement, il y a ce livre qui fait fureur en ce moment mais sur lequel je n’ai pas encore mis la main. La bande-annonce ne laisse présager que du bonheur pour les amateurs de livres!




    C’est un livre – Lane Smith by GallimardJeunesse

    Bonne journée internationale du livre pour enfants à tous!

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