Articles taggués ‘imaginaire’

  • Devant ma maison et autres tout-cartons

    Date: 2013.06.17 | Catégories: À animer, Album, Développer son imaginaire, La maman aime | Commentaires: 1

    Mon petit dernier, alias Aubert, a déjà 1 an. Il a une démarche chancelante, mais avance, sûr de lui, les deux bras dans les airs. Avez-vous déjà remarqué que lors de leurs premières semaines, les bébés font des ronds lorsqu’ils déambulent sur un grand terrain? Ils refont la même chose 5 ans plus tard, lorsqu’on enlève les petites roues de leur vélo. Ça passe trop vite….

    MES TOUT-CARTONS!!!!!Jeu du cirque

    4 enfants en 5 1/2 ans, ça veut dire que ça fait un petit moment déjà que je lis et relis les mêmes livres. Sauf que là, je réalise que je n’aurai plus d’autres bébés à qui lire mes adorables tout-cartons. Plus que quelques mois à relire Le livre des bruits de Soledad Bravi, ma sélection de noir et blanc, mes Lou et Mouf. Et mes Asticodoigts d’Hervé Tullet!!! J’adore faire participer mes doigts lorsque je raconte des histoires, surtout lorsqu’ils se transforment en asticots pour la cause.

    Devant ma maison, Marianne Dubuc

    Devant ma maisonUn de ceux que je regretterai le plus sera sans doute Devant ma maison. J’ai toujours beaucoup de plaisir à raconter cette histoire, qui n’en est pas une en fait. Nous suivons plutôt les détours pris par un enfant à l’imagination débordante pour nous présenter sa maison, ce qu’elle contient et ce qui l’entoure. À travers ses yeux, nous passons sous son lit, dans la forêt, sur la lune, derrière le loup-garou, le fantôme et le vampire, autour du soleil, dans le ventre de la baleine. Tout le plaisir de la lecture réside dans l’anticipation de ce qui peut bien se trouver sur la prochaine page. Si sous la lune se trouve le loup-garou, que peut-il bien se cacher derrière celui-ci? Mille et un détours (par les montagnes et sous son lit, l’espace et le zoo) pour mieux revenir à l’essentiel, sa maison. Un tout-carton tout en finesse et en poésie, avec de douces images qui baignent dans le vide, invitant ainsi notre imagination à le combler.

    Mais bon, à voir les petits regards intéressés que jetaient mes trois aînés de 6, 4 et 2 ans au livre alors que je le racontais à bébé, il me reste peut-être encore quelques (heureuses) années à le côtoyer celui-là!

  • Les livres que j’offrirai à Noël

    Date: 2011.12.21 | Catégories: Album, Développer son imaginaire, La maman aime, Pour rigoler | Commentaires: 0

    Comme plusieurs d’entre vous, j’en suis certaine, j’offre toujours des livres en cadeau à mes enfants à Noël et à leurs fêtes. C’est autant un cadeau pour eux que pour moi, ces titres que je choisis soigneusement, car ils resteront dans notre bibliothèque et je sais que je devrai les lire à répétition. Vous me promettez de ne pas leur révéler leur cadeau? Alors d’accord, voici ce que j’offrirai à mon petit clan pour Noël (hormis l’épée de Star Wars, la décapotable de Barbie et la poupée Bout de choux – la vraie avec des cheveux en laines, on se demande si c’est pour la mère ou pour la fille!):

    Pour mon grand Arthur, 5 ans: Dessine, Bill Thomson
    Ce tout nouvel album sans texte, paru cet automne à L’école des loisirs, est une pure merveille. D’abord, pour la qualité du dessin hyperréaliste (qui rappelle un peu Stéphane Poulin), ensuite pour le message: tout est possible avec un peu d’imagination! Finalement, pour le bonheur de se faire prendre par l’histoire. Même les adultes ne remarquent pas ce petit détail qui fait tout basculer. Je ne vous en dis pas plus, ça gâcherait votre plaisir.

    Voici l’histoire: des enfants débarquent au parc un jour de pluie. Ils y trouvent un sac de craies et se mettent à crayonner par terre. Or, magie, ce qu’ils dessinent prend vie. Maintenant, regardez la page couverture, vous vous doutez de ce que le petit coquin du groupe va gribouiller… Comment les enfants vont-ils s’en sortir? Un délicieux album qu’on déguste page par page, en s’attardant au dessin… et aux détails! Et pour une fois, on peut les laisser nous raconter l’histoire sans qu’ils demandent systématiquement “Lis les mots maman”.

    Pour ma princesse Simone, 3 ans: Blanche-Neige, Andrée Poulin, illustrée par Gabrielle Grimard (Éditions Imagine)
    J’adore cette collection des Éditions Imagine. Avouez qu’ils sont rares les albums qui s’adressent aux jeunes enfants en reprenant les contes classiques et en se donnant la peine de les doter d’illustrations de qualités. De plus, ici, les textes originaux sont respectés. Exit les versions sirupeuses à la Walt Disney. Et ces histoires qu’on aime sont racontées par des auteurs pour la jeunesse québécois dont on côtoie les ouvrages depuis longtemps. Que demander de plus! Je les recommande tous, mais j’ai un faible pour les illustrations tout en contrastes dans les teintes de rouge, noire et blanc de cette Blanche-Neige. Parfait pour une petite princesse en devenir.

    Pour ma monstresse Marguerite, 16 mois, passée maître dans l’art du “bacon” couchée par terre: Je suis terrible, d’Élise Gravel
    Un premier tout carton pour cette auteure, qui fait l’unanimité chez nous. Je vous ai déjà dit que Simone était propre le jour de ses deux ans, car à chaque fois qu’elle allait sur le pot, je lui lisais Bienvenue à la monstrerie? Elle a un faible (tout comme moi d’ailleurs) pour les Crapouilles. Toutes les occasions offertes par sa vessie étaient donc bonnes pour se faire lire ce livre, et je peux compter sur les doigts d’une seule main les fois où elle s’est échappée. Beaucoup plus efficace que les smarties!
    Ici, le pauvre petit monstre essaie d’effrayer l’enfant, mais n’y parvient pas, il est beaucoup trop mignon! Seul le chien a peur, piètre performance pour cet aspirant monstre. Mais un câlin ne vaut-il pas mieux qu’une frousse? Adorable!

     

    Et vous, qu’offrirez-vous à vos petits lecteurs en devenir? Et un Joyeux Noël à tous. Je serai de retour après le temps des fêtes.

  • Dans la famille Hamel nous demandons… Raoul Taffin

    Date: 2011.02.26 | Catégories: Album, Développer son imaginaire, La maman aime, Pour rigoler | Commentaires: 0

    Ma première rencontre avec Raoul remonte à quelques années déjà, je l’avais alors découvert en chasseur de mammouths. Dans un cours sur la littérature jeunesse, une enseignante nous l’avait présenté comme son coup de cœur pour sa classe de premier cycle. J’avais adoré, mais étais restée sur l’impression que ce genre de livre, qui exige un effort de compréhension et un certain niveau d’abstraction, était réservé à des enfants du niveau scolaire. Que non!

    Raoul Taffin chasseur de mammouths, Gérard Moncomble

    Raoul est donc revenu dans ma vie via mon grand tannant de 4 ans qui voulait des livres sur les mammouths (il avait vu le film L’Ère de glace). À la première lecture, il n’a pas vu tous les signes, mais vous, les verriez-vous? Je vous explique…

    Raoul Taffin est un jeune garçon à l’imagination débordante. Dans cette histoire, il doit tuer et rapporter son premier mammouth au clan. Il part donc à l’aventure, rencontre un clan de chasseur, évite des obstacles et en découvre finalement un tout petit au fond d’un trou. Ça y est, c’est le sien, celui qui le fera entrer dans l’ordre des chasseurs. Mais il semble aussi effrayé que lui, réussira-t-il à le tuer? Tout au long de l’aventure, nous sommes avec Raoul. L’histoire est si bien écrite qu’on embarque et ne remarque pas les anachronismes (à la fin de ma première lecture, je ne me rappelais même pas que Raoul descend une cage d’escalier à la première page!). C’est avec la dernière illustration double-page que la lumière se fait, nous n’avons pas suivit le jeune garçon dans une contrée sauvage mais bien sur un chantier de construction, que son imagination débordante a fait se transformer en terrain de chasse de l’ère glaciaire au gré de son aventure. Et le petit mammouth, devinez ce que c’était? Allez emprunter le livre pour le savoir! Et pour le plaisir de faire le chemin inverse une fois la première lecture terminé, afin de relever les indices que l’illustrateur nous avait laissé dans chaque page sur la véritable nature de cette aventure…

    Raoul Taffin pirate, Gérard Moncomble

    C’est le préféré d’Arthur car dans cette aventure, Raoul s’imagine être un pirate. Alors qu’il n’y a plus rien dans les cales, le pirate Raoul part à l’aventure pour ravitailler le navire. Où va-t-il vous pensez? Encore une fois, la vérité éclate à la dernière page, mais entretemps il rencontre un pirate ennemi, un trésor, la faune marine et même la douane du port!

    Il faut prendre le temps de souligner le travail exceptionnel de l’auteur et de l’illustrateur qui ont travaillé conjointement pour réaliser ces albums car c’est un excellent exemple où à la fois le texte et l’illustration sont nécessaire à la compréhension de l’histoire.

    Et petite anecdote, l’illustrateur a aussi réalisé le visuel d’au moins un casse-tête de bateau de pirate… ce qu’Arthur a immédiatement remarqué!

    Raoul Taffin cosmonaute, Gérard Moncomble

    Celui-là, c’est le préféré de maman. Raoul doit aller porter un message aux habitants de plusieurs planètes aussi différentes les une que les autres. Armé de son costume de cosmonaute, il part dans son vaisseau afin de vaillamment remplir sa mission auprès des occupants de la galaxie, tous de joyeux hurluberlus. Encore une fois, la véritable nature de la « mission » de Raoul sera révélée à travers l’illustration de la dernière double-page.

    Vous l’aurez compris, le plaisir de ces livres est de se faire prendre au jeu et de parcourir le chemin inverse une fois la nature de l’aventure révélée afin de découvrir les indices qui nous ont échappé. Et à 4 ans, les enfants le font finalement très bien car dans chacun de ces albums, mon grand a vu des choses qui m’étaient complètement passées sous le nez!

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