Articles taggués ‘Enfance’

  • C’est un petit livre, Lane Smith

    Date: 2012.05.03 | Catégories: Album, La maman aime, Pour rigoler | Commentaires: 2

    Impossible de ne pas craquer devant ce magnifique tout-carton!

     

    Lorsque son grand frère C’est un livre, est paru l’année dernière, plusieurs blogues nous en avaient parlé. C’est vrai que c’est un album unique et original, qui fait rigoler les grands enfants et leurs parents. Car il fallait tout de même connaître un peu les technologies pour apprécier l’humour de ce livre, qui passe par une série de références sur les fonctionnalités de ces dernières. Ainsi, l’âne demandait au gorille si l’objet qu’il consultait (un livre) pouvait texter, envoyer des courriels, faire du bruit, etc. 

     

    Ici, nul besoin d’être adepte des téléphones intelligents, tablettes électroniques, ordinateurs ou autres bidules pour apprécier l’humour de Lane Smith. C’est au monde de la petite enfance, et aux jouets qui le peuplent, que fait référence le petit âne. Ainsi, il demande au gorille si l’objet qu’il consulte (toujours un livre) peut voler, être mâchouillé, servir de chapeau, si on peut grimper dessus, s’en servir comme oreiller… Les tout-petits saisiront immédiatement les références. Et la fin est d’autant plus délicieuse que lorsque le petit gorille lui répond que c’est un livre et que ça se lit, il entreprend d’en faire la lecture avec petit âne. Trop adorable!

     

    Sincèrement, retrouver ces deux personnages attachants en couches-culottes, c’est presque trop mignon!

  • Nanouk et moi, Florence Seyvos

    Date: 2011.04.04 | Catégories: La bibliothécaire aime, La maman aime, Pour aller plus loin, Roman enfant | Commentaires: 1

    Voici un livre dont j’ai bien failli ne pas vous parler. J’ai dû me faire violence pour ne pas le garder jalousement, comme un petit trésor. Un trésor noir et grave qui pose la question existentielle de la mort. L’histoire m’a beaucoup touché car à l’image du héros, j’ai un petit garçon à la maison qui me questionne quotidiennement sur la mort. La mienne, la sienne, ce qu’il y a avant, ce qu’il reste après… J’ai eu l’impression de rentrer dans la tête de mon petit Arthur (bien que Thomas, le héros, soit plus vieux) en lisant ce récit touchant.

    Nanouk et moi, Florence Seyvos

    J’ai découvert cette perle en poursuivant mon exploration des finalistes des prix sorcières 2011. Il était finaliste dans la catégorie roman junior (tout comme Passeuse de rêves dont je vous ai parlé ici). Le Nanouk du titre vient d’un film tourné en 1920, Nanouk l’Eskimau. Thomas est happé par le regard de l’Inuit sur le présentoir alors qu’il choisit un film à acheter. Bien que son père l’en décourage, il repart avec le DVD de ce documentaire sur la vie des gens du nord au siècle dernier. Au tout début du film, une phrase annonce que 2 ans après l’avoir tourné, le réalisateur a appris la mort de Nanouk dans une expédition de chasse au cerf. L’inuit est mort de faim.  C’est cette phrase qui est à l’origine du malaise de Thomas. Ces quelques secondes ont suffit à créer une angoisse qui ne passe pas, qui donnent constamment des cauchemars éveillés au jeune garçon. Il pense à Nanouk, à sa femme Nyla, à ses trois enfants. Thomas plonge dans l’angoisse de la mort, c’est lui qui rappelle son souvenir.

    L’enfance est parsemée de petites crises existentielles que résolvent à leurs façons les enfants. Certains les ressentent plus intensément que d’autres, parce que plus sensible peut-être? Les parents du jeune homme on assez d’humilité pour l’envoyer consulter un spécialiste en angoisse, le docteur Zblod. Thomas avouera lui-même au cours de ses discussions qu’il a volontairement été à la rencontre de la mort, pour voir s’il pouvait y penser sans libérer la folie en lui. Et il y arrive. En acceptant de partager un peu de sa tristesse, qu’il gardait jusqu’alors jalousement. Un beau livre, de beaux moments.

    Thomas n’est pas parfait, au cours de son cheminement, il vole un médicament qu’il croit être contre la tristesse, à ses parents. Ce qui fera faire des choses inhabituelles au petit héros, comme dire le mot « biquette » à tout moment sans pouvoir s’en empêcher. Mais est-ce vraiment la faute au médicament?

    Et il y a ce nouvel élève dans sa classe aussi, tellement gros que personne ne veut, n’ose lui parler. Thomas a peur de ternir sa réputation s’il le fait. Mais le hasard provoque leur rencontre et il deviendra un allié, sans même le savoir, dans la lutte de l’enfant contre l’angoisse de la mort.

    Et il y a sa maman qui vient d’apprendre la mort de son amie d’enfance qu’elle n’a pas vu depuis 15 ans. Et la photo de cette amie qui paralyse le jeune Thomas.

    Une belle histoire d’enfant qui grandit à coup de petites morts quotidiennes venant de sa nouvelle compréhension du monde et de son fonctionnement. À exploiter et à animer en classe ou simplement pour amorcer une discussion.

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