Articles taggués ‘animation’

  • Un tour du monde en histoire, idée d’activité et livres à animer

    Date: 2011.06.06 | Catégories: À animer, Album | Commentaires: 0

    Comme vous le savez, je suis présentement à la maison, en congé de maternité de ma troisième. Or, mes deux grands tannants vont au CPE Graffiti et l’on m’a demandé d’aller y raconter des histoires vendredi passé (ce que j’ai fait avec bonheur, car c’est une des choses qui me manque le plus en congé de maternité: lire des histoires à des groupes d’enfants). La semaine dernière étant la semaine des CPE,  les éducatrices ont décidé de consacrer chaque journée à un continent. Lundi : Asie-Océanie ; Mardi : Europe ; Mercredi : Afrique ; Jeudi : Amérique et Vendredi: on mélange toutes les cultures!

     

    Un tour du monde en histoire

    Je me demandais comment aborder cette activité, comment faire le lien entre les livres et les continents, lorsque j’ai eu l’idée d’animer mes contes avec un globe terrestre. De 0 à 5 ans, cet objet fascine les enfants. Petit conseil, ne leur mettez pas le globe entre les mains dès le départ, car ils ne vous écouteront plus. Pour ma part, j’ai commencé par lire Gare au gros gorille, de Jeanne Willis. C’est l’histoire d’une maman souris qui a perdu son petit dans la jungle et qu’un gros gorille poursuit à travers la planète. La petite souris, affolée, court jusqu’en Chine où elle croise un panda, puis elle traverse l’océan et débarque à New York. Elle va dans le désert puis au pays des koalas et termine sa course en Arctique. Là, le gros gorille l’a rejoint… et lui rend son petit. L’histoire est amusante et se raconte bien à tout les âges. Succès assuré!

    Après l’histoire, nous reprenons les destinations de maman souris sur le globe suite à quoi les enfants sont invités à le faire tourner pour choisir au hasard le continent de provenance de notre prochain livre! C’est un jeu tout simple, mais il fonctionne très bien.

    *****

    Voici quelques titres que j’ai apportés. Parfois, le lien avec les continents est très clair, comme lorsque ça se passe dans la savane ou que les personnages sont chinois. Mais il est possible de faire des liens avec à peu près n’importe quel livre, les enfants vous suivront dans toutes les aventures…:

     

    Asie: Le prince tigre, Chen Jiang Hong; Un dimanche à Kyoto, Gilles Vigneault (les enfants adorent quand on chante!)

     

     

     

     

    Afrique: M’Toto et Jujube, Anne Wildorf ; Au secours, Michaël Escoffier; Je mangerais bien un enfant, Sylviane Donnio

     

     

     

     

    Europe: Marcel le magicien, Anthony Browne (pour la passion du foot) ; Une histoire sombre, très sombre, Ruth Brown (pour le château)

     

     

     

     

    Amérique: L’écureuil et la lune, Sebastian Meschenmoser (tout les enfants savent qu’ici, c’est le pays des écureuils); Comme toi et Sans toi, Geneviève Côté (Ce sont des animaux qu’on voit ici); Gini, le petit singe qui ne voulais pas quitter sa maman, Claude Lager (pour l’Amérique du sud)

     

    Et vous, quels livres liriez-vous dans une telle activité?

     

     

  • L’écureuil et le printemps, Sebastian Meschenmoser

    Date: 2011.05.09 | Catégories: À animer, Album, Développer son imaginaire, La bibliothécaire aime, Pour rigoler, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    Il commence à faire chaud, on se réapproprie nos parcs préférés et le dur combat de la crème soleil est entamé. Tout est en place: le printemps est arrivé! Voici donc mon album préféré sur ce thème!

     

    L’écureuil et le printemps, Sebastian Meschenmoser

    Notre copain l’écureuil découvre un matin sa forêt parée de mille couleurs. Qu’a-t-il bien pu se passer? C’est le printemps déclare l’ours, c’est le temps de se remplir la panse! Alors que nos gloutons font bombances, hérisson aperçoit de dos une hérissonne qui lui plaît particulièrement.Car il est vrai que le printemps, c’est également la saison des amours dans la nature. Son ami l’écureuil entreprend donc de l’aider à conquérir le cœur de la belle inconnue. Pour se faire, il se dit qu’en démontrant bravoure et courage il récolterait honneur et gloire, et obtiendrait surement ce qu’il veut (savoureux clin d’œil à Don Quichotte dans l’illustration ici). Pour dénicher un adversaire à sa taille, le couple de valeureux amis se doivent d’avoir l’air menaçant, s’ensuit une séance silencieuse de déguisement loufoque, les images valent ici mille mots. Une fois bien déguiser, ils doivent trouver un adversaire à leur mesure pour impressionner la belle dans un combat épique.  Qui de mieux que l’ours? Une fois honneur et gloire obtenu, ne reste plus qu’à offrir à la belle un bouquet de fleur afin de récolter son admiration et son amour. Mais le visage de son aimé n’est pas tout à fait comme il s’y attendait! Une finale rigolote sur ce qu’on retrouve malheureusement un peu partout en forêt lorsque la neige fond, des restes du passage de l’homme (je ne vous révèlerai tout de même pas ce qu’est réellement hérissonne, il faudra emprunter le livre pour le savoir)!

    J’aime particulièrement les illustrations de cette série (il y en a trois) qui sont très originales dans le courant actuel. Le trait au crayon mine, salit, n’est pas des plus populaires (exception faite des illustrations de Manon Gauthier, dont j’adore aussi le travail) malgré tout son potentiel expressif. Il est ici utilisé avec brio.

    Si vous avez envie de poursuivre l’aventure, je vous suggère également L’écureuil et la lune qui est tout aussi délicieux. Cette fois-ci, c’est la lune que découvre l’écureuil au sortir de son trou un beau matin. Elle est tombée sur sa maison! Dès le départ, le lecteur est complice de l’auteur car la deuxième et la troisième de couverture présentent une illustration double-page révélant la vrai nature de la lune en question (que je ne vous révèlerai pas). Notre écureuil tentera donc par tout les moyens et à l’aide de ses fidèles compagnons, de la faire disparaître car il craint de finir ses jours en prisons si on la retrouve chez lui alors qu’elle a très certainement été volée! Encore une fois, l’auteur-illustrateur emploi l’image pour faire de savoureux clins d’œil au lecteur et ne manque pas une occasion de faire rigoler celui-ci en dessinant ses héros dans de fâcheuses situations. Tout simplement adorable.

    Je m’accorde le luxe de ne pas vous parler de L’écureuil et la première neige, car cet album aura très certainement une place de choix dans mon futur article sur le sujet, quelque part à l’automne. En attendant, courrez emprunter ces titres pour votre bonheur et celui de vos enfants, de votre classe du primaire ou de vos petits de la garderie. Ces deux livres se prêtent d’ailleurs très bien à une lecture devant un groupe car le texte en soit est écris de manière très expressive, et que dire des illustrations qui parlent d’elles-mêmes et interagissent avec le texte. Que du bonheur à partager en groupe! Et pourquoi ne pas poursuivre la lecture par une activité d’animation? Je suis certaine que ces livres vous en inspireront plusieurs.

    Bon printemps à tous.

  • Albums à animer, en classe ou en garderie, à l’approche de la fête des mères

    Date: 2011.05.02 | Catégories: À animer, Album, Pour rigoler, Pour un câlin, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    C’est la fête des mamans dimanche le 8 mai et quoi de mieux qu’un livre pour initier, en garderie ou à l’école,  une activité autour de cette fête? Voici donc quelques livres coups de cœur d’une triple maman qui reçoit quotidiennement le plus beau cadeau du monde: une heure de lecture sous la couette, collés-collés, avec mes deux plus vieux.

     

    Je t’aimerai toujours, Robert Munsch

    Une anecdote de papa d’abord. J’ai fait découvrir ce livre à mon amoureux alors que nous étions de tout jeunes parents. Dans la librairie où je lui en ai fait la lecture, les commis devaient sûrement se demander pourquoi ce couples pleuraient en lisant un album! C’est que l’histoire est plus que touchante ou émouvante, elle exprime de manière très juste le sentiment d’éternité, d’amour éternel, que ressent un parent pour son enfant.

    C’est l’histoire toute simple d’une maman qui berce son enfant tout les soirs en lui chantant cette berceuse:

    Je t’aimerai toujours /La nuit, comme le jour /Et tant que je vivrai /Tu seras mon bébé.

    Tout les soirs, elle entre dans la chambre de son fils (qui lui en fait voir de toutes les couleurs dans la journée), le prend tendrement dans ses bras et lui chante sa chanson, malgré les mauvais coups et l’exaspération. Et lorsque celui-ci grandit et déménage, la courageuse mère fixe l’échelle sur sa voiture et part en pleine nuit pour prendre son « petit » dans ses bras, pendant son sommeil, et lui chanter sa berceuse. Alors qu’elle se fait vieille, elle téléphone à son fils et lui demande de venir la voir. À son arrivé, elle est incapable de lui chanter sa chanson car elle est trop malade. Il la prend alors dans ses bras et entame:

    Je t’aimerai toujours / La nuit, comme le jour / Et tant que je vivrai /Ton bébé, je serai

    Puis le fils, devenu à son tour papa, rentre chez lui pour bercer sa petite fille et lui chanter la chanson. Je mets au défi tout parent de lire cette histoire sans avoir la larme à l’œil. Impossible! Et je crois que mes enfants sentent combien j’aime ce livre car ma petite Simone (2 ans) me le réclame souvent en chantant la ritournelle.

    Je t’aimerai toujours, quoi qu’il arrive, Deba Gliori

    Ce livre est très intéressant du point de vu du rapport texte-image. Nous avons un petit renard bougon qui demande à sa mère si elle l’aimerait quand même s’il était un crocodile? Une mouche? Et si l’amour se brise, est-ce que maman saura le réparer, le recoudre?

    L’histoire se déroule lors du rituel de la soirée: souper, bain, dodo. Mais alors que maman et fiston discutent d’un côté, nous voyons ce qu’imagine petit renard de l’autre, dans une illustration très rigolote (maman assise à table avec un hanneton plutôt qu’avec son garçon par exemple) que prendra plaisir à observer les enfants. Les dessins aux couleurs vives plaisent énormément et le tout se termine bien entendu par une promesse d’amour éternelle!

    La plus belle histoire d’amour, Dominique Demers

    Un petit garçon trouve une plume et questionne sa maman sur son origine. Elle lui raconte  qu’elle la garde en souvenir du commencement de sa plus belle histoire d’amour. Elle lui raconte alors sa rencontre avec son papa (elle lui a échappé un pot de fleurs sur la tête!), leurs premiers mois d’amoureux, comment ils ont décidé de faire un bébé et combien ils ont travaillé fort pour y arriver (assez drôle!). Comment c’est enfin arrivé et toute les étapes de la grossesse pour terminer par le récit de l’accouchement rocambolesque dans la vitrine d’un magasin de couettes, d’où est extraite la plume en question. Car la plus belle histoire d’amour de maman (et sûrement de papa aussi), bien entendu, c’est celle qu’elle entretient avec fiston. Touchant et rigolo. Et il faut souligner les magnifiques (comme toujours, je suis fan) illustrations de Philippe Béha. Une histoire assez longue qu’on privilégiera en maternelle ou au premier cycle primaire.

    Je t’aime gros comme…, Alain M. Bergeron

    Un autre de mes auteurs favoris qui se commet moins du côté des albums (on le connaît surtout pour ses premiers romans, la série des Dominic et des Petits pirates), mais qui le fait pourtant très bien. Ici, une fillette entreprend de dire à maman combien elle l’aime avant d’aller dormir. Elle l’aime comme A… un autobus. Puis toutes les lettres de l’alphabet y passe. Un amusant petit jeu qu’on peut facilement animer en classe ou en bibliothèque.

    Et vous, quel livre aimez-vous partager avec vos petits?

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