Articles taggués ‘album’

  • Des livres pour aider nos petits à exprimer leur colère

    Date: 2013.04.02 | Catégories: Album, La maman aime, Pour un câlin, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    « La colère est une courte folie » – Horace

    « La parole apaise la colère » – Eschyle

    Scénario no 1: Marguerite, 2 ans, entre de la maison toute emmitouflée pour l’hiver. Son grand frère et sa grande sœur se déshabillent aisément, mais elle n’y arrive pas avec les boutons de son gros manteau. Je le vois dans son visage, ça s’en vient. Le sourire tombe, les yeux se plissent puis le cri retentit: « Pas capable ».

    Scénario no 2: Simone, 4 ans, veut que maman lui lise une histoire de princesse. L’ennui, c’est que maman prépare le souper, fait répéter sa leçon à grand frère, bébé a la couche pleine et il faudrait mettre la brassée dans la sécheuse. Simone s’en va donc bouder toute seule dans son lit.

    Scénario no 3: Arthur, 6 ans, a été très énervé au service de garde et est privé de Wii. Frustré, il lance sa boîte à lunch sur le comptoir de cuisine, son sac à dos sur le plancher, donne un coup de bien dans le jouet de bébé Aubert au passage et se jette dans le divan en pleurant.

    *****

    Bref, tout le monde est en colère. Comment revenir sur le sujet une fois les esprits calmés? Pourquoi ne pas aborder le problème de la gestion – ou de la non-gestion plutôt – de la colère avec un livre? Les enfants s’identifient facilement aux personnages des histoires et collé sur papa-maman, c’est plus facile de parler de nos petits problèmes – et de trouver des solutions.

    Dans la catégorie: Je veux tout faire toute seule, mais j’en suis incapable

    Ma stratégie ici: montrer à ma cocotte que c’est normal que ça soit difficile, qu’on peut faire des erreurs, qu’on peut s’amuser quand même et que demander de l’aide aux grands sans se fâcher, ça peut être doublement amusant.

    Petit héros s’habille tout seul, François Barcelopetit héros s'habille tout seul

    Max veut aller jouer dehors et en a assez d’attendre que ses parents l’habillent. Solution: il se lance tout seul. Il y arrive avec plus ou moins de succès, mais sa maman l’encourage tout de même et lui dit qu’il est son petit héros d’avoir réussi tout seul. La fin de l’histoire sous-entend que Max, c’est en fait l’enfant-lecteur. Idéal pour donner de la motivation – et de la confiance en soit – à notre petit « terrible two ».

    Bonjour Sacha, Marie-Louise Gay

    bonjour sachaIci, Sacha demande de l’aide à sa grande soeur Stella pour s’habiller. Il perd ses vêtements, n’y arrive pas, oublie son pantalon… mais le tout se passe agréablement dans la rigolade et la bonne humeur. Et à la fin, même Stella a oublié quelque chose de très important: ses chaussures! Idéal pour montrer que malgré les difficultés, on peut s’amuser et garder une ambiance légère (loin des crises où tous se prennent la tête).

    Dans la catégorie: Papa et maman ne s’occupent pas de moi

    Ma stratégie ici: montrer à ma petite princesse que même si je suis occupée, je l’aime de tout mon cœur et que ce sera toujours le cas. Malgré ses bêtises… et les miennes!

    Les mots doux, Carl Noracles mots doux

    Lola se réveille la bouche pleine de mots doux. Elle voudrait les dire à Papa et Maman, mais ils sont trop pressés. À l’école, la journée passe sans que l’occasion se présente. Une fois à la maison, Lola boude et n’a plus envie de les dire, ses mots doux. Lorsque ses parents lui demandent ce qui se passe, sa colère gonfle et elle explose: Je vous adore! L’effet escompté arrive immédiatement: plein de câlins et de bisous. Ici, la morale est à la fois pour moi et pour ma puce: on devrait toujours avoir le temps de se dire des mots doux.

    Y a-t-il quelqu’un qui m’aime ici?, Pascal Teuladey a-t-il quelqu'un qui m'aime ici

    Lorsque Achille rentre de l’école,  la maison est sens dessus dessous et ses parents sont trop occupés pour penser à son goûter. Il part donc désespérément à la recherche de quelqu’un qui l’aimerait. Sur son chemin, il croise ses amis, qui affirment tous l’aimer. Mais le chagrin d’Achille est si grand qu’il lui semble que ceux-ci ne l’aiment que pour ce qu’il a à leur offrir. Il cherche un endroit où il fait triste, comme dans son coeur. Il rencontre alors le loup dans la forêt qui lui, aimerait bien le manger. Une énorme boule d’amour rose dévale alors la pente à sa rescousse. Depuis, Papa et Maman sont aussi occupés, mais Achille aussi a du travail, car il les aide. Mon idée avec cette histoire, c’est de montrer à ma princesse que je n’ai peut-être pas le temps de faire ce qu’elle me demande, mais que ça ne veut pas dire qu’on ne peut pas faire quelque chose ensemble et s’amuser autant!

    Dans la catégorie: J’ai fait une bêtise et je suis fâché de me le faire reprocher

    Ma stratégie ici: faire comprendre que c’est normal de ressentir de la colère et que tout briser n’est pas la bonne façon de l’exprimer. Une petite discussion suivra bien sûr sur les moyens à prendre pour faire sortir cette grosse boule de son ventre sans rien casser (y compris les oreilles du reste de la famille).

    Grosse colère, Mireille d’Allancégrosse colere

    Robert a eu une mauvaise journée et envoie valser ses chaussures en rentrant en plus d’être plutôt impoli. Résultat: il gagne un aller simple pour sa chambre. Une fois derrière sa porte, la chose monte en lui. Elle prend la forme d’une tache rouge qui couvre d’abord son visage, puis ses bras et son corps en entier. Il vomit littéralement en hurlant une grosse bête rouge et méchante qui se met à tout détruire sur son passage. Allégorie de ce que font les enfants sous le coup de la colère, cette bête détruit même les jouets préférés de Robert. Celui-ce se « réveille » alors et la colère devient toute petite, au point de rentrer dans une boîte. Une fois la chose enfermée, Robert demande à son père s’il y a du dessert, car il sait bien que son papa sera toujours là malgré tout. Ce que je veux avec cette histoire, c’est montrer à mon grand que sa colère est légitime, mais qu’il faut qu’il apprenne à la gérer, car elle pourrait faire des dégâts qu’il ne souhaite pas. Je l’invite donc à fabriquer lui-même une boîte où ranger sa colère quand elle déborde. Ou alors à se choisir une peluche à qui il pourra exprimer sa colère.

    La colère du dragon, Philippe Goossensla colere du dragon

    Ici, un petit garçon explique comment il devient un terrible dragon lorsqu’il s’enferme dans une bouderie suite à trop de non. Il devient alors prisonnier de sa colère et fait des choses sans réfléchir – un dragon, ça ne réfléchit pas, ça n’a pas d’ami, ça ne veut pas être pris dans les bras. Après la crise, il se retrouve tout seul et très triste. Il n’a qu’une envie: pleurer pour éteindre le feu qui brûle en lui. Heureusement, ses parents sont toujours là. Lorsque Papa lui demande pourquoi il s’est mis en colère, il ne le sait plus, mais se doute qu’il devait y avoir une très bonne raison pour qu’il se transforme en dragon. Et voilà, la table est mise pour demander à mon grand si le petit garçon avait effectivement raison de se transformer en dragon et ce qu’il aurait pu faire à la place.

    Et finalement, un livre magique pour les faire parler.

    Parfois je me sens, Anthony BrowneParfois je me sens

    Ici, il n’est pas seulement question de leurs colères, mais de toutes les émotions qu’ils vivent. Chaque page présente le même sympathique singe qui exprime comment il se sent, le tout reflété dans l’illustration. Ainsi, parfois il s’ennuie et tout devient gris, d’autre fois il se sent seul, et il apparaît alors minuscule dans une double-page blanche. Parfois il est heureux, en sautant sur un fond jaune, ou inquiet, assied à une table en se grattant la tête et le menton. Et ça continu avec la faim, la tristesse… La dernière double-page présente les vignettes de toutes les pages-émotions présentées avec la question  » Comment te sens-tu, toi? ». Un démarreur efficace pour mettre des mots sur ce qu’ils ressentent et en quelles circonstances.

  • Quand la famille s’agrandit! Des livres pour préparer les plus vieux à l’arrivée de bébé.

    Date: 2012.04.03 | Catégories: Album, La maman aime, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    Ça fait déjà quelques semaines que je n’ai rien publié sur ce blogue. C’est que je me suis tranquillement transformée en maman oiseau qui prépare son nid à la venue d’un petit. J’ai quand même beaucoup lu, mais surtout des albums pour mes plus grands. Afin de les préparer, eux aussi, à l’arrivée de bébé Aubert, prévue pour le 1er mai. Voici donc une présentation de ces albums que nous fréquentons en famille depuis quelques semaines déjà…

    Le très mignon et préféré de maman : Le ventre de ma maman, toi dedans, moi devant, Jo Witek
    C’est probablement le dessin de Christine Roussey qui m’a d’abord séduite. Coup de crayon minimaliste, style brouillon, mais très expressif, couleurs primaires avec une omniprésence du noir, du blanc et du rouge : tout pour me plaire quoi! C’est l’histoire toute simple d’une petite fille qui parle au bébé dans le ventre de sa maman. Chaque double page présente à droite l’enfant « devant » le ventre de sa maman, qui lui se trouve à gauche. L’enfant parle au bébé, lui raconte son quotidien, l’attente, la vie à l’extérieur, etc. Le ventre en question comporte toujours un volet à ouvrir présentant le bébé en évolution « dedans ». D’abord petit arrondi à l’extrême gauche de la page, au fur et à mesure le ventre se déploie et prend de plus en plus de place sur la page, venant même jusqu’à déborder sur celle de droite. Puis le ventre disparait et la puce se fait belle pour ce grand jour, celui où elle deviendra une grande sœur!

    Il est vrai que c’est idyllique comme déroulement et que la plupart du temps, les plus grands vivent des frustrations qui ne sont pas exprimées ici, mais… lorsque je regarde ma grande Simone de 3 ans qui parle tous les jours à ma bedaine et dit à son frère combien elle a hâte qu’il sorte, je me dis qu’il y a tout de même quelque chose de vrai dans cette histoire.

    Le très rigolo et préféré ex æquo de Simone : Maman va exploser, Fabrice Boulanger
    Ici, tout est dans l’excès : l’histoire, les illustrations caricaturales, la représentation de la mère (l’air niais à s’empiffrer, tentant vainement de mettre ses souliers, à 4 pattes dans le frigo…), etc.  C’est sûrement ce qui fait tant rigoler les enfants (un peu moins les pauvres mamans). Mais bon, ce n’est pas toujours facile pour eux de vivre avec les contraintes d’une bedaine si énorme que maman ne peut même plus les prendre sur ses genoux, alors autant en rire un peu et désamorcer le drame. N’empêche, je commence à en avoir assez de me faire demander: « Maman, quand est-ce que tu vas exploser? » ;0)

    Le très touchant et autre préféré ex æquo de Simone, Ma maman ballon, Marie-Isabelle Callier
    Depuis la lecture de cette histoire, Simone me surnomme, en riant, sa maman ballon. Pourtant, contrairement à l’histoire, je vis une grossesse tout à fait normale. Ici, on raconte plutôt les contraintes familiales liées à une grossesse difficile. Quand maman doit rester couchée et que la vie doit continuer. C’est un très beau livre sur la conciliation, sur l’apprentissage, sur la résilience même de l’enfant, qui comprend les efforts à faire pour que les bébés soient en santé (il s’agit ici de jumeaux). Le tout porté par des illustrations vaporeuses et poétiques, rappelant un univers onirique, d’une maman ballon qui ne doit surtout pas s’envoler, mais rester clouée au lit.

    Le petit format et préféré de Marguerite, Et dedans il y a …, Jeanne Ashbé
    Un petit livre carré et cartonné, idéal pour les petites mains dont la dextérité fine n’est pas encore tout à fait développée. Un petit album en trois temps : 1. La valise, le cadeau, la pastèque : on peut les ouvrir pour voir dedans. 2. Le nounours, la télévision, le ballon : il vaut mieux ne pas les ouvrir pour voir dedans. 3. Le ventre de maman quand s’annonce un nouveau bébé : on ne peut pas l’ouvrir pour voir dedans, mais… Chaque page présente l’élément nommé sur un volet à ouvrir afin que l’enfant puisse voir « dedans ». Puis, dans le dernier chapitre, on voit le ventre de maman en 3 temps et comment bébé évolue à l’intérieur. Pour terminer sur l’arrivée du bébé, calé confortablement dans les bras de grand frère. Simple et efficace, à l’image de tout le travail de cette auteure majeure qui sait si bien parler aux bébés de leur réalité.

    Le délirant et préféré d’Arthur, Maman a avalé un tigre!, Pascal Brissy
    Il ne s’agit pas ici d’un livre, mais plutôt d’une histoire racontée dans la très belle revue Histoires pour les petits, édition de janvier 2010. Anna croit dur comme fer que sa maman a avalé un tigre, car elle a un appétit féroce. Il bouge dans son ventre et ça lui fait faire des grimaces. Anna a peur que lorsqu’il n’aura plus de place dans le ventre de maman, il veuille aller dans sa chambre! Mais… peut-être qu’il est gentil, qu’il voudra jouer au ballon et qu’il aimera les câlins. À force de s’en convaincre, elle en vient à être contente… mais quelle surprise lorsque sa mère lui annonce que ce sera un petit frère. C’est papa qui va être content!

    Le très réaliste et préféré de papa, Il y a une maison dans ma maman, Giles Andrea
    Ce titre est sans doute celui le plus « ancré » dans le quotidien de l’enfant, celui dans lequel il se reconnait le plus. On voit le grand frère d’environ 2 ½ ans qui joue aux voitures avec ses parents, se brosse les dents avec papa, s’habille, joue aux trains, prend son bain avec maman, lit une histoire , etc… Et pendant chacune de ses activités, il nous parle du bébé qui grandit dans le ventre de sa maman et de ses besoins. De ce qu’il fera avec lui lorsqu’il sera sorti. Des réflexions d’enfants simples et réalistes, qui parleront aux 2 ½ ans- 3 ans, alors que  le premier livre présenté (Le ventre de ma maman, toi dedans, moi devant), s’adresse probablement à des enfants de 1 ou 2 ans de plus – ou à de très bons lecteurs-auditeurs.

    *****

    Pour ceux qui ne veulent résolument pas d’un bébé à la maison (généralement lorsque l’arrivé du petit dernier survient alors que le plus grand – enfant unique jusque-là – approche du 3 ½ – 4 ans), je suggère Bébé Cadum, de Stéphanie Blake et Quand le nouveau bébé arrive, moi je m’en vais, de Martha Alexander. Pour montrer qu’il y a aussi de bons côtés à devenir grand frère ou grande sœur!

  • Yakouba, Thierry Dedieu

    Date: 2012.01.16 | Catégories: Album, La bibliothécaire aime, Pour aller plus loin | Commentaires: 0

    Après l’orgie des livres rouges (maintenant rangés pour une autre année ou retournés à la bibliothèque), mes enfants et moi avions envie de documents d’une tout autre palette de couleurs. Parfois, des critères aussi futiles que celui-ci nous mènent vers de véritables petits bijoux.

    Yakouba, Thierry Dedieu
    Je connaissais visuellement ce livre depuis longtemps. Surdimensionné, il  dépasse de plusieurs centimètres ses voisins de la cote “Ded” sur son rayon à la bibliothèque. Je savais aussi qu’il fait partie de la collection Coup de poing, des livres qui ébranlent. Il me faut avouer que parfois, le hasard retarde une rencontre qui n’en ai que plus réjouissante lorsqu’elle a lieu.

    Tout d’abord, le visuel nous heurte. Des couleurs terreuses et du noir, uniquement. Le trait est brouillon, grossier. L’ensemble a quelque chose de l’esquisse, un peu floue, un peu vague. La page couverture est tout à fait représentative de l’atmosphère de l’album. Bien calée sous la couette, entourée d’Arthur (5 ans) et Simone (3 ans), j’ai douté brièvement de leur choix (c’est eux qui l’ont choisis dans le présentoir consacré aux livres de bibliothèques juste avant l’heure du dodo). Mais comme je ne suis pas de celles qui croient qu’il y a un âge pour chaque livre, et qu’après tout leur maman a un solide bagage pour médiatiser les histoires, je me suis lancée.
    Et ne l’ai pas regretté.

    Ça raconte le passage à l’âge adulte des jeunes garçons dans une tribu guerrière de l’Afrique subsaharienne. Les futurs guerriers doivent trouver le lion dans la savane et l’affronter, seuls. Avec une économie de mots impressionnante et un décor schématique, Dedieu nous absorbe magistralement dans la quête de Yakouba.

    Sous un soleil de plomb, marcher, /franchir les ravins, contourner les collines, / se sentir rocher, forcément, / herbe, bien sûr, / vent, certainement, /eau, très peu.

     Le jour comme la nuit, épier, scruter; oublier la peur qui serre le ventre, qui transfigure les ombres, rend les plantes griffues et le vent rugissant. Attendre des heures et puis soudain…

    Lorsqu’il le trouve, il est majestueux, terrifiant… et blessé. Dans les yeux du lion, l’enfant lit, devine, une prière:

    Comme tu peux le voir, je suis blessé. J’ai combattu toute la nuit contre un rival férose. Tu n’aurais donc aucun mal à venir à bout de mes forces. Soit tu me tues sans gloire et tu passes pour un homme aux yeux de tes frères, soit tu me laisses la vie sauve et à tes propres yeux tu sors grandi, mais banni, tu le seras par tes pères. Tu as la nuit pour réfléchir,

    L’enfant décidera de laisser la vie sauve à la bête et rentre chez lui où le clan le fait gardien des bêtes. Et l’album se termine sur ces mots:

    C’est à peu près à cette époque que le bétail ne fut plus jamais attaqué par les lions.

    Cette histoire est d’une telle richesse à nos yeux d’adultes: rite de passage, honneur, importance de la reconnaissance des pairs, écoute de soi et de sa conscience, respect des forces de la nature. Nous y voyons une multitude d’angles par lesquels entrer dans l’histoire et aborder l’oeuvre avec nos jeunes.

    Pour ma part, j’en ai fait une lecture simultanée avec les miens, et à la fin du livre, voici l’échange que j’ai eu avec mon grand:

    “Maman, est-ce que le lion a vraiment parlé à Yakouba?”

    “Qu’est-ce que tu en penses Arthur?”

    “Moi je pense que non, que Yakouba s’est dit tout ça dans sa tête. Parce qu’il le savait que ce n’était pas juste de se battre avec un lion blessé.”

    “Est-ce que Yakouba le savait que s’il choisissait de ne pas se battre avec le lion, il ne serait jamais un guerrier comme ses amis?” (Et croyez-moi, mon petit chevalier / amateur de Star Wars, de viking et autres nobles batailleurs, sait ce qu’est un guerrier et le statut d’être « supérieur » de celui qui fait parti de ce groupe)

    “ Oui, mais il a choisi d’avoir de la peine à la place du lion.”

    Tiens, c’est par l’angle du sacrifice qu’il a choisi de comprendre cette histoire. Du haut de ses cinq ans, il sait que le bonheur des autres nous rend parfois plus heureux que notre propre bonheur. Je ne le répéterai jamais assez, il faut faire confiance à l’intelligence des enfants.

    Pourquoi est-ce que j’étais due pour découvrir ce bijou maintenant? Parce que je ne l’aurais jamais vu sous le même angle si mon petit bonhomme de cinq ans n’avait pas joué les médiateurs auprès de sa maman.

    Je vous recommande aussi vivement la suite, Kibwé.

Archives

Articles récents

Catégories

Mots-clés

Blogoliste

Sites sur la littérature jeunesse