Archives pour la catégorie ‘Vie de tous les jours’

  • Zélie, Christelle Vallat

    Date: 2013.03.22 | Catégories: Album, La maman aime, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    Plus elle grandit, plus elle me ressemble, ma Simone. Du haut de ses 4 ans, elle sélectionne, à la bibliothèque, des albums que j’aurais moi-même pris, les avoir vu en premier. Pourquoi cet album plutôt qu’un autre sur le présentoir? Pour la grand-mère, assurément. J’aime les histoires de grand-maman, sûrement parce que j’en ai eu une (arrière-grand-mère en fait) exceptionnelle. Et pour le choix de couleurs, le personnage en gris et les bulles de toutes les couleurs, posées en transparence sur un fond blanc, sortant des mains du personnage. Tout simple et plein de promesses. Ainsi est apparue Zélie, dans notre panier.

    Zélie, Christelle VallatZélie

    Zélie est une vieille dame qui, le dimanche, assise sur son tabouret, écoute les peines de chacun. Une fois soulagés, ceux-ci lui donnent un petit pois. Tout en gris, les personnages repartent le rose aux joues. Sauf le petit Jules, qui a perdu son pois. Il gardera donc son chagrin.

    Le lendemain, sur la place publique, elle transforme quelques pois en ballons colorés, pour les enfants. Elle sème du bonheur à tout vent, chez le pâtissier, dans le pommier, dans le jardin et dans le ciel. Ses pois se transforment en autant de touches de couleurs pour le plaisir de chacun.  Sur le chemin, elle trouve le pois de Jules, qu’elle reconnaît aussitôt.

    Avec l’enfant, elle sème le pois, l’arrose. Tous les jours, il vient voir sa petite graine pousser et discuter avec Zélie. Il repart systématiquement les joues grises. Puis, une minuscule tige pointe son nez. Une délicate fleur s’ouvre doucement. Jules la quitte le rose aux joues, son chagrin est enfin passé.

    Pourquoi cet album me touche-t-il autant? Les illustrations crayonnées sont magnifiques et les touches de couleurs des éléments créées par Zélie sont des bonheurs tout en douceur pour les yeux. Dans les pages blanches, on peut respirer. C’est ce qu’on cherche quand on a un gros chagrin comme celui de Jules. C’est sans doute aussi que les deux personnages, lorsqu’ils sont ensemble, sont seuls au monde. Pas besoin de décor. Tout est très simple, dénudé, mais efficace. C’est un album exceptionnel pour ouvrir la porte à notre enfant s’il a du mal à exprimer son chagrin.

    Pourquoi cet album me touche-t-il autant? Parce que tous les soirs, depuis qu’on l’a emprunté, ma petite Simone me le demande avant le dodo. Et que tous les soirs, mes yeux s’embuent en pensant à cette autre Simonne, mon arrière-grand-maman, ma Zélie à moi, qui est partie il y a de cela 11 ans déjà.

  • Des albums adorables pour un passage réussi de la couche au petit pot

    Date: 2013.02.20 | Catégories: Album, La maman aime, Pour rigoler, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    Nombre de parents me demandent de leur recommander des livres sur l’entraînement à la propreté. Démystifier cette étape importante de la vie de nos « grands » via le livre est une chouette idée et les albums sur le sujet sont plus adorables les uns que les autres.

    Je débute donc par mes coups de cœur :

    Qu’y a-t-il dans ta couche?, Guido Van Genechtenqu'y a-t-il dans ta couche

    Bébé Souris est très curieuse et met son nez partout. Aussi, lorsqu’elle rencontre les autres bébés de la ferme (bébé Cheval, bébé Vache, bébé Mouton, etc), elle veut savoir ce qu’ils ont dans leurs couches. Ceux-ci lèvent alors les bras et un rabat permet à l’enfant d’ouvrir la couche pour voir la crotte de l’animal (au grand plaisir de celui-ci). À la fin, les animaux veulent aussi voir ce que contient celle de bébé Souris. Surprise, elle est vide! Parce que c’est sur le pot que va bébé souris et qu’elle y entraîne tous ses amis!

    j'y vaisJ’y vais!, Mathieu Maudet

    Ici, nous suivons un adorable petit oiseau qui déambule sur une branche et s’en va visiblement dans un endroit important puisqu’à chaque personne qu’il rencontre il lance un affirmatif : « J’y vais ». Avec un regard admiratif, ses interlocuteurs lui offrent alors un objet pour l’accompagner. Il ramasse donc chandail, parapluie, radio, lampe de poche et plus encore sur le chemin. Finalement, la branche prend fin dans le tronc où se trouve une porte. L’oiseau l’ouvre, y pénètre mystérieusement et on le retrouve, dans la dernière illustration, confortablement assis sur son pot, à la toilette.

    Pour ceux qui ont besoin de se faire expliquer les étapes avant de se lancer :

    L’heure du pipi, Mo WillemsLheure-du-pipi

    Ici, une ribambelle de petites souris accompagne le personnage qui nous montre les étapes à suivre pour un pipi réussi. D’abord, sentir que ça vient. Ensuite, aller à la toilette et enlever sa culotte. S’assoir ou se tenir debout. Faire pipi. Chasser. Se laver les mains. Le tout présenté avec des illustrations rigolotes et un graphisme amusant pour les petits.

    Si vous avez déjà essayé et que le succès fut, disons, mitigé, voici un album qui pourrait faire débloquer votre petit récalcitrant :

    Non-pas-le-pot-Non, pas le pot! Stéphanie Blake

    Toutes les aventures de Simon le lapin ont du succès auprès des enfants, et ce dès deux ans. Ce sont souvent les premiers albums non cartonnés que je refile à mes petits lecteurs à la bibliothèque. Ici, c’est Gaspard, le petit frère de Simon, qui refuse d’aller sur le pot. Tous essaient de le convaincre, mais rien ne semble y faire. Une fois seul, pourtant, il joue avec l’objet et se l’approprie. Il faut dire aussi qu’il rêve d’être grand, comme Simon, et de pouvoir le suivre chez ses amis. Au matin, Gaspard sent que ça vient et vite, s’assoit sur le pot. Mais c’est long alors il regarde partout et prend un livre. Tout fier, il arrive avec sa précieuse marchandise à table pour la présenter à la famille. J’aime particulièrement que le petit lapin se permette de jouer avec son pot et aussi qu’on y voie que même si l’on s’assoit, ça ne veut pas dire que ça va sortir tout de suite!

    Voici quelques trucs tirés du site Naître et Grandir (http://naitreetgrandir.com) ainsi que de l’expérience d’une maman passée par là 3 fois :

    • L’idée du livre dans la salle de bain : dans le dernier album, Gaspard prend un livre en attendant que son pipi se décide. Il y a sans doute à la maison un livre que vous n’en pouvez plus de lire, mais que votre enfant vous réclame tous les jours. Pourquoi ne pas lui proposer de le lui lire chaque fois qu’il ira s’assoir sur le pot? Ça aura pour effet de le détendre et ça sortira plus facilement (c’est particulièrement vrai avec les selles que les enfants retiennent parfois même s’ils sont propres).
    • Lisez-lui des albums sur le pot tous les jours pendant plusieurs semaines avant de vous lancer (et même avant d’introduire l’objet dans votre salle de bain si vous voulez). Il comprendra la chose avant de l’expérimenter.
    • Si vous devez acheter un pot, laissez-le choisir. Il aura ainsi envie de l’essayer!
    • Laissez le pot traîner dans la salle de bain plusieurs semaines avant le grand essai, et si votre enfant veut jouer avec, laissez-le faire. Il s’approprie l’objet et le démystifie par le jeu, il n’aura pas peur de s’asseoir dessus si l’objet lui est familier.
    • Si votre enfant veut aller directement sur la toilette des grands (parce que, après tout, il est grand!), laissez-le faire. Il existe maintenant des modèles de siège d’appoint pour toilette très stable et sécuritaire.

    Livres cités dans l’article :

    Qu’y a-t-il dans ta couche? Guido Ven Genechten, Paris, Albin Michel Jeunesse, 2009.

    J’y vais!, Mathieu Maudet, Paris, l’école des loisirs, 2011.

    L’heure du pipi, Mo Willems, Paris, Kaléidoscope, 2005.

    Non, pas le pot! Stéphanie Blake, Paris, l’école des loisirs, 2011.

    D’autres albums sur le sujet ou s’en approchant:cacanimaux

    Le pot ça sert à quoi?, Sophie Bellier, Paris, Fleurus, 2008.

    Petit héros fait pipi comme les grands, François Barcelo, Montréal, 400 coups, 2004.

    Petit héros fait caca comme les grands, François Barcelo, Montréal, 400 coups, 2010.

    Le trône, Gérard Moncomble, Toulouse, Éditions Milan, 1997.

    J’ai fini!, Victoria Roberts, Paris, Éditions Gründ, 2008. (Chasse à tirer en prime!)

    Cacanimaux!, Benoît Charlat, Bruxelles, Casterman, 2005. (Auteur à retenir pour les tout petits)

  • Les Zigotos, Benoît Charlat

    Date: 2012.04.19 | Catégories: À animer, Album, La bibliothécaire aime, La maman aime, Pour rigoler, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    C’est lors d’une heure du conte à ma bibliothèque, animée par Noë Cropsal (un animateur vraiment génial que je recommande vivement), que j’ai découvert cette adorable série de petits livres. D’abord publié avec une couverture souple en France chez Casterman, Les 400 coups ont commencé à les réimprimer dans une version cartonnée et un format légèrement plus grand. Quelle merveilleuse idée! Et l’éditeur semble nous promettre sur leur site qu’il en sera ainsi des 22 titres!

    Pourquoi j’aime tant Les Zigotos

    Pour leur impertinence, voilà! Ras-le-bol de la morale dans les albums destinés aux touts petits, on a envie de les faire exploser de rire. Et ça fonctionne. J’en ai testé plus d’une douzaine sur ma petite Marguerite (20 mois), qui n’avait de cesse à la fin de la lecture de répéter « encore, encore », en courant vers le présentoir des livres empruntés à la bibliothèque pour se choisir un autre titre coloré.

    Donc, bien sûr, on aime pour les sujets. Ici, c’est sous des traits animaliers que les comportements (pour ne pas dire les travers) de nos petits trésors sont illustrés. Des crises reliées au retrait de la tétine chérie à cette manie qu’ils ont tous de se fouiller dans le nez, en passant par ces moments où ils jouent à redevenir des bébés (exaspérant!), les enfants se reconnaissent souvent dans les courtes histoires présentées.

    Mais pas toujours! D’autres titres n’ont pour finalité qu’une chute bien orchestrée visant l’éclat de rire. Je pense ici, entre autres, à L’oie qui jouait de la trompette ou au Canard qui n’avait pas peur de l’eau.  L’oie joue très bien de la trompette avec tout ce qu’elle trouve… mais quand elle trouve une vraie trompette, elle joue très bien… de la guitare! C’est d’ailleurs la force de tous les titres de cette série, la finale rebondissante dans laquelle est placé le personnage.

    On aime aussi beaucoup les couleurs vives des fonds sur lesquels se détache un graphisme inventif et animé. Les jeunes enfants sont attirés par ce type de couleurs et par les contrastes forts. Le dessin est caricatural et les traits sont exagérés, ce qui fait d’autant plus rigoler.

    Les histoires sont courtes, rythmées, « punchées ». Et avec le nouveau format un peu plus grand et des pages cartonnées bien résistantes, on serait fou de ne pas en mettre plusieurs exemplaires entre les mains curieuses de nos petits explorateurs.

    Bonne rigolade!

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