Archives pour la catégorie ‘Petite peur, grande peur’

  • Albums à animer, en classe ou en garderie, à l’approche d’Halloween

    Date: 2011.10.12 | Catégories: Album, La bibliothécaire aime, Petite peur, grande peur, Pour rigoler | Commentaires: 2

    Toute animatrice, enseignante, bibliothécaire ou éducatrice a, dans sa manche, une série d’albums qu’elle aime raconter à un groupe. Pour ma part, ce sont presque tous des albums qui font peur. Je dois avoir un petit côté machiavélique qui aime les faire frémir et blêmir. Voici donc ma sélection d’albums à exploiter en ce glauque mois d’octobre.

     

    Chttt!, Sally Grindley
    Ce titre, je n’ai plus le droit de le lire à la maison. Arthur et Simone m’ont demandé de le jeter à la poubelle et même mon amoureux m’a avoué avoir peur lorsque je le raconte. Un conseil, si vous le lisez à un groupe, terminez la séance avec quelque chose de plus léger sans quoi les enfants restent sous le choc.

    L’histoire se déroule donc dans le château d’un géant endormi. D’une page à l’autre, nous rencontrons les habitants: souris, chatte, femme du géant. La consigne est toujours de faire chttt afin de ne pas se faire remarquer, sans quoi l’animal – ou la femme – ira nous dénoncer au géant. L’ingéniosité vient du fait que nous sommes dans une urgence silencieuse, nous essayons de traverser chaque salle – page – et une fois de l’autre côté, une petite fenêtre nous permet de vérifier si on s’en est bien tiré – si l’animal ou la femme continue à vaquer à son occupation.  Chaque fois, ouf! c’est correct. Puis, on arrive dans la chambre du géant endormi. C’est alors qu’on demande si un courageux dans la salle est prêt à lancer un grand bouh! pour le réveiller. Il s’en trouve toujours un pour faire le fanfaron. Le silence rompu, il faut vite tourner la page sans quoi l’ogre se réveillera. Une fois dans la pièce suivante, on ouvre la petite fenêtre et alors qu’on s’attend à voir le personnage endormi (comme ça a été le cas les 3 fois précédentes), on découvre son gros oeil injecté de sang. On tourne donc rapidement la page pour le découvrir dans toute son immensité qui nous coure après… Alors vite on ferme le livre et ouf! sauvé!

    Bien sûr, la manière de raconter le livre y est pour beaucoup, mais je pense qu’il est difficile de rater une animation avec ce titre. Si l’on maîtrise la vitesse à laquelle doit se dérouler l’action, on ne peut pas manquer son coup. Je demande parfois aux enfants s’ils veulent que je rouvre le livre après, afin qu’on regarde à nouveau l’ogre en fuite. Bizarrement, même le fanfaron qui a crié n’a jamais osé me répondre oui.

     

    Le grand livre de tous les méchants, Michel Piquemal
    Il suffit parfois d’un rien pour éveiller la curiosité des enfants. Dites-moi, pourquoi pensez-vous que ce livre est fermé par une boucle rouge? Il doit bien y avoir une raison. Et en plus, il s’appelle “Le grand livre de tous les méchants”. Vous êtes certains de vouloir que je l’ouvre, vous êtes assez courageux? D’accord….

    Et à l’intérieur, on découvre qu’un gentil lutin a décidé de s’immiscer dans le grand bal annuel de tous les méchants afin de les empêcher de continuer à donner des cauchemars aux enfants. Malheureusement, les choses se précipitent lorsque le lutin est découvert et ils ont tous un petit creux. Heureusement, Luti avait apporté son talisman secret, sa toute petite amulette. Et hop, Bonjour Lili la souris! “Sauf qui peut, ils s’enfuirent comme des péteux. Car les méchants n’ont peur de rien, sauf des minuscules souris” . Et c’est ainsi que Luti ramasse une baguette magique et récite la formule qui emprisonne tous les méchants dans les pages du livre! Alors, il ne faut surtout pas oublier de bien l’attacher avant de se coucher.

     

    Le monstre poilu, Henriette Bichonnier
    Un classique! Je l’ai lu cette semaine dans un groupe. L’éducatrice m’a appris que je l’avais lu à son groupe il y a deux ans et que ça l’avait autant fait rire cette fois. C’est une histoire de monstre, oui, mais complètement ridicule. Et une histoire de princesse aussi, mais une princesse impertinente comme on les aime. Je vous suggère de le lire après Chhht!, histoire de détendre l’atmosphère.

    Donc, un monstre poilu, aux longs bras et aux petits pieds ridicules directement posés sous ses épaules, rêve de manger un humain. Mais sans jambe, il ne peut courir. Il réussit tout de même à attraper un pauvre roi qui passait par là. Celui-ci convainc le monstre de ne pas le manger en lui promettant la chair fraiche du premier enfant qu’il rencontrera. Malheureusement – ou heureusement – , ce sera sa propre fille. La petite princesse réussira à le faire exploser de colère, et nous de rire, grâce à ses impertinences… poilues. Et comme dans tous les bons contes de fées, même monstrueux, ils se marièrent et s’envolèrent à dos de papillon!

     

    Une histoire sombre, très sombre... Ruth Brown
    Dans cette histoire, c’est la rythmique et l’ambiance qui sont intéressantes. “Dans un pays sombre, très sombre… il y avait une forêt sombre, très sombre…” et c’est comme ça à chaque page. On pénètre dans un château abandonné (sombre, très sombre…), on suit un chat noir dans un couloir (sombre, très sombre…) Et de fil en aiguille le chat nous mène à une boîte (sombre, très sombre…). Vous voulez savoir ce qu’il y a dedans? Allez emprunter le livre!

     

    La main de la sorcière, Peter Utton
    J’aime beaucoup raconter ce livre, car les enfants y croient tellement. Elle mélange une situation bien réelle et quotidienne (une famille endormie, la nuit) avec un élément fantastique auquel ils ne sont pas sûrs de croire (les sorcières). Mais comme c’est un papa qui raconte l’événement, ils embarquent.

    Ainsi, un enfant demande à son père ce qu’est la chose brune au-dessus de son bureau. Le papa lui répond qu’il a surpris une sorcière à son chevet la veille et qu’il a bien failli y rester. Il raconte avec moult détails la bataille entreprise, la ténacité de la sorcière et l’aide inespérée de maman qui a sauvé tout le monde en ramenant l’épée à sorcière cachée dans le placard à balais avec laquelle elle a pu couper la main de la vilaine. Et c’est sa main que le papa a décidé d’épingler sur le mur, afin de se rappeler de ne plus jamais oublier de fermer la porte à clé la nuit. Alors, selon vous, c’est une vraie main de sorcière? Les enfants sont certains que oui. Allez chercher le livre pour le découvrir. Je peux tout de même vous dire que la tension est déliée à la fin et que vous n’aurez pas à relire le monstre poilu pour que vos petits dorment cette nuit-là!

    Et vous, qu’elles sont vos horribles coups de cœur en cette période de l’année?

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