Archives pour la catégorie ‘Développer son imaginaire’

  • Les livres que j’offrirai à Noël

    Date: 2011.12.21 | Catégories: Album, Développer son imaginaire, La maman aime, Pour rigoler | Commentaires: 0

    Comme plusieurs d’entre vous, j’en suis certaine, j’offre toujours des livres en cadeau à mes enfants à Noël et à leurs fêtes. C’est autant un cadeau pour eux que pour moi, ces titres que je choisis soigneusement, car ils resteront dans notre bibliothèque et je sais que je devrai les lire à répétition. Vous me promettez de ne pas leur révéler leur cadeau? Alors d’accord, voici ce que j’offrirai à mon petit clan pour Noël (hormis l’épée de Star Wars, la décapotable de Barbie et la poupée Bout de choux – la vraie avec des cheveux en laines, on se demande si c’est pour la mère ou pour la fille!):

    Pour mon grand Arthur, 5 ans: Dessine, Bill Thomson
    Ce tout nouvel album sans texte, paru cet automne à L’école des loisirs, est une pure merveille. D’abord, pour la qualité du dessin hyperréaliste (qui rappelle un peu Stéphane Poulin), ensuite pour le message: tout est possible avec un peu d’imagination! Finalement, pour le bonheur de se faire prendre par l’histoire. Même les adultes ne remarquent pas ce petit détail qui fait tout basculer. Je ne vous en dis pas plus, ça gâcherait votre plaisir.

    Voici l’histoire: des enfants débarquent au parc un jour de pluie. Ils y trouvent un sac de craies et se mettent à crayonner par terre. Or, magie, ce qu’ils dessinent prend vie. Maintenant, regardez la page couverture, vous vous doutez de ce que le petit coquin du groupe va gribouiller… Comment les enfants vont-ils s’en sortir? Un délicieux album qu’on déguste page par page, en s’attardant au dessin… et aux détails! Et pour une fois, on peut les laisser nous raconter l’histoire sans qu’ils demandent systématiquement “Lis les mots maman”.

    Pour ma princesse Simone, 3 ans: Blanche-Neige, Andrée Poulin, illustrée par Gabrielle Grimard (Éditions Imagine)
    J’adore cette collection des Éditions Imagine. Avouez qu’ils sont rares les albums qui s’adressent aux jeunes enfants en reprenant les contes classiques et en se donnant la peine de les doter d’illustrations de qualités. De plus, ici, les textes originaux sont respectés. Exit les versions sirupeuses à la Walt Disney. Et ces histoires qu’on aime sont racontées par des auteurs pour la jeunesse québécois dont on côtoie les ouvrages depuis longtemps. Que demander de plus! Je les recommande tous, mais j’ai un faible pour les illustrations tout en contrastes dans les teintes de rouge, noire et blanc de cette Blanche-Neige. Parfait pour une petite princesse en devenir.

    Pour ma monstresse Marguerite, 16 mois, passée maître dans l’art du “bacon” couchée par terre: Je suis terrible, d’Élise Gravel
    Un premier tout carton pour cette auteure, qui fait l’unanimité chez nous. Je vous ai déjà dit que Simone était propre le jour de ses deux ans, car à chaque fois qu’elle allait sur le pot, je lui lisais Bienvenue à la monstrerie? Elle a un faible (tout comme moi d’ailleurs) pour les Crapouilles. Toutes les occasions offertes par sa vessie étaient donc bonnes pour se faire lire ce livre, et je peux compter sur les doigts d’une seule main les fois où elle s’est échappée. Beaucoup plus efficace que les smarties!
    Ici, le pauvre petit monstre essaie d’effrayer l’enfant, mais n’y parvient pas, il est beaucoup trop mignon! Seul le chien a peur, piètre performance pour cet aspirant monstre. Mais un câlin ne vaut-il pas mieux qu’une frousse? Adorable!

     

    Et vous, qu’offrirez-vous à vos petits lecteurs en devenir? Et un Joyeux Noël à tous. Je serai de retour après le temps des fêtes.

  • À l’occasion de la semaine des bibliothèques publiques

    Date: 2011.10.17 | Catégories: Album, Développer son imaginaire, Pour aller plus loin, Pour un câlin, uncategorized, Vie de tous les jours | Commentaires: 0

    Nous sommes présentement en pleine semaine des bibliothèques publiques. L’objectif, cette année, est de rejoindre le public masculin, souvent moins présent en bibliothèque. Si l’on adapte cette thématique à la section jeunesse, on peut aisément penser à plusieurs albums mettant en scène père et enfants. J’ai déjà donné plusieurs titres ici et ici, je vais aujourd’hui tenter de vous en trouver d’autres.

     

    Lian, Chen Jiang Hong

    J’aime beaucoup les albums de cet auteur d’origine chinoise, qui vit et travaille à Paris. Le magnifique Le Prince tigre est sans doute l’album que je recommande le plus pour les grands garçons (quoique ma petite Simone de presque 3 ans me le demande régulièrement), surtout quand c’est un papa qui me demande un titre. La puissance des illustrations, l’expression dramatique des personnages et l’histoire, évidemment, font de ce livre un classique qui ne se démodera jamais.

    Par ailleurs, c’est de Lian que j’ai choisi de vous parler aujourd’hui. Inspirée d’un conte chinois, cette très belle oeuvre raconte l’histoire d’un pêcheur qui, après avoir aidé une vieille femme à traverser la rivière, reçoit de celle-ci une graine de lotus magique de laquelle naîtra une petite fille. Celle-ci lui fournira tant de richesse que la fille du préfet, jalouse, détruit les biens de monsieur Lo et l’enlève. La petite fille vient à son secours, mais y perd ses pouvoirs magiques. Peu importe, l’homme voit en l’enfant inespéré le plus grand des trésors. Alliant aquarelle et encre de Chine, les illustrations nous plongent dans une époque et un pays lointain. C’est une invitation au voyage et à l’émerveillement. Sans compter la petite morale très à propos cette semaine!

     

    Décroche-moi la lune, Marie-Francine Hébert

    Vous connaissez sans doute un père comme celui de cette histoire, qui veut toujours tout donner à son fils. Mon amoureux est comme ça. Il suffit que mon petit roi Arthur s’intéresse à des légos et hop, j’en ai assez à la maison pour fournir une garderie. Il a aimé jouer 30 secondes à “Rush hour” chez le petit voisin, ça lui prend absolument ce jeu! Je le soupçonne par contre d’avoir autant de plaisir que notre fils avec ces jeux!

    Et bien Italo, le papa du petit Calvino (clin d’oeil), ne sait rien lui refuser. L’intérêt de l’enfant pour ses nouveaux joujoux est de bien courte durée et il tombe dans la lassitude jusqu’au jour où lui vient la lubie de demander à son papa “Décroche-moi la lune”. L’enfant ne veut rien entendre, son papa n’a qu’à grimper à l’arbre, ou sur la montagne. Il ne veut pas comprendre que la proximité de la lune n’est qu’une illusion. Il se rembrunit et devient taciturne. Jusqu’à cette nuit où son papa le sort du lit et lui donne une veste de sauvetage. Il l’amène alors près du lac en lui montrant fièrement la lune ronde. Le petit Calvino, qui aime son papa plus que tout, n’ose pas lui dire que c’est lui, maintenant, qui est victime d’une illusion, que ce n’est pas vraiment la lune, là, dans le lac. Ils embarquent donc dans la chaloupe et l’enfant pose ses petites mains sur celles de son père pour l’aider à ramer jusqu’à la lune.

     

    Jamais je ne t’oublierai, Robert Munsch

    On reste dans le touchant. Une petite fille demande à son papa, au milieu de la nuit, de la conduire au phare où son propre père le conduisait quand il était enfant. Père et fille traversent donc la ville endormie pour se rendre sur la côte brumeuse. En haut du phare, l’enfant lance une fleur qu’elle gardait précieusement depuis l’enterrement de son grand-père. Ici, nous sommes dans le non-dit. Tout se passe dans le geste du père qui comprend l’importance, pour sa fille, de se rendre dans ce lieu hautement symbolique à ce moment précis. Il est à l’écoute de son besoin, il est là pour elle. Comme un phare dans sa vie, pour la guider. Précieux.

     

    L’oiseau des sables, Dominique Demers

    Une autre jolie fable de Dominique Demers, illustrée par Stéphane Poulin. Ce duo nous a donné des classiques qu’on a toujours autant de plaisir à lire qu’à regarder: Anabelle et la bête, Vieux Thomas et la petite fée, et L’oiseau des sables. Les illustrations à l’huile de Poulin sont d’une grande qualité. La précision, la finesse, le réalisme, les contrastes, le clair-obscur: ses illustrations sont toutes de véritables oeuvres d’art où l’on sent l’influence des grands peintres de l’école flamande.

    L’oiseau des sables, parmi ces titres, me plait particulièrement. Pour la relation de tendresse et la leçon de vie. Un homme raconte à son fils que son père lui a confié cinq petits oiseaux de pierre provenant d’une fleur de sable. Chacun lui ayant donné droit à un voeu, il explique en quelles circonstances il les a utilisés. Sauf le dernier, qu’il a gardé pour son fils. On voit ainsi se dérouler la vie de cet homme, de son enfance à sa vie adulte, en passant par la mort de son père et la rencontre avec sa femme, la guerre aussi. Des moments d’intimités et de tendresse partagés. Il exprime comment aujourd’hui, il aurait aimé avoir gardé plus d’oiseaux pour son enfant.

     

    Je prescris la lecture de ces albums à tous les papas, collé-collé sur fiston ou fillette. Peu importe l’âge des petits et des grands, ravissement garanti!

  • Comme toi! / Sans toi!, Geneviève Côté

    Date: 2011.05.30 | Catégories: Album, Développer son imaginaire, La maman aime, Pour rigoler | Commentaires: 0

    Longtemps, les illustrations de Geneviève Côté ont servi des textes sombres. On lui doit l’illustration de grandes œuvres comme La petite rapporteuse de mots, de Danielle Simard, ou La chambre vide, de Gilles Tibo. Est-ce une envie de gaité et de légèreté qui l’a fait passer du côté de l’écriture? Les deux délicieux petits albums dont je vous parlerai ici sont tendres, drôles, coquins. Tout en rose et blanc. Un univers tout doux tout doux où l’on glisse comme dans du coton.

    Comme toi!

    Un lapin et un cochon peignent côte à côte. Deux amis qui s’apprécient tant qu’ils voudraient ressembler à l’autre. Ainsi, le lapin s’imagine en rose et le cochon en blanc, l’un veut les longues oreilles de l’autre alors que le premier s’imagine une queue en tire-bouchon à l’aide d’un zeste de citron. Avec de petits accessoires et beaucoup d’imagination, chacun se met à ressembler à son ami. Mais cochon et lapin découvriront qu’ils se préfèrent l’un l’autre tels qu’ils sont.

    Une petite histoire adorable qui célèbre la différence. Des illustrations tendres qui se déclinent en rose et blanc. Des clins d’œils amusants qu’on doit prendre le temps de relever avec les enfants et qui les feront crouler de rire, telle cette image du cochon devenu blanc avec de longues chaussettes en guise d’oreille, qui rêve d’avoir un charme aérien et de ce fait bondit… dans un trou de boue!

    Et le plaisir continu avec….

    Sans toi!

    Comme on le voit sur la couverture, ce deuxième tome présente un autre évènement de l’amitié de cochon et lapin: une chicane. En amitié, tout n’est pas toujours rose. L’autre ne fait pas toujours ce qu’on veut, c’est qu’il a ses idées lui aussi! Ainsi, nos deux amis découvriront qu’ils peuvent très bien vaquer à toutes leurs activités seuls, sans leur ami…

    Mais comme c’est moins amusant sans toi. Lapin peut lire son livre sans cochon, mais il est beaucoup plus drôle lorsque lit à deux. Et cochon peut bien jouer au ballon tout seul, mais avec lapin il peut marquer des buts!

    Une petite leçon d’amitié qui se termine sur ces phrases magnifiques: « Mon chariot devient un avion quand je suis avec toi. Ensemble on peut voler, toi et moi! »

     

    Deux petits bijoux tout simples, à lire très jeune car nos enfants s’initient tôt aux rapports sociaux, aux petits amis de la garderie. Et les illustrations, autant que les courtes phrases, parleront aisément à l’enfant dès 18 mois.

Archives

Articles récents

Catégories

Mots-clés

Blogoliste

Sites sur la littérature jeunesse