Archives pour la catégorie ‘Adolescent’

  • La plus grosse poutine du monde, Andrée Poulin

    Date: 2014.10.27 | Catégories: Adolescent, La bibliothécaire aime, Pour aller plus loin, Réaliste, Roman | Commentaires: 0

    Il y a des livres nécessaires. Le dictionnaire, si on veut bien écrire. Comment conduire un véhicule de promenade (clin d’œil à mes lectrices bibliothécaires dans le réseau publique), si on veut passer son permis de conduire. Et La plus grosse poutine du monde, pour se donner le droit d’aimer celle qui nous a donné la vie, peu importe le genre de mère qu’elle est ou a été.

    plus grosse poutineLa plus grosse poutine du monde, Andrée Poulin

    L’abandonné, c’est Thomas, que sa mère a laissé derrière elle le jour de ses 5 ans. L’été de ses 14 ans, il décide de fabriquer la plus grosse poutine du monde et d’inscrire son record dans le livre des Records Guinness afin que sa mère le voie et revienne vers lui. C’est une galerie de personnages très humains, avec leurs défauts, leurs qualités, leurs travers, qui lui permettront de réaliser sa quête. Celle-ci lui permettra de développer une solide amitié, de découvrir que malgré tout, il n’est pas si seul, et de connaître les prémisses de l’amour. Ce qui marque grandement le lecteur, c’est la force avec laquelle l’auteure donne de la légitimité à la quête de Thomas. Nous comprenons son désir de retrouver sa mère et le partageons. Parce que, comme le souligne l’un des personnages, « même quand une mère fait des erreurs, même quand une mère est cabossée, délinquante, maganée ou malade, son enfant a le droit de l’aimer. ».

    Un roman magnifique qui traite d’un sujet délicat, l’abandon, mais sur un ton très juste, à la fois enjoué et humoristique, sans mélodrame. Tout est judicieusement dosé dans ce récit: la place de la trame dramatique (la relation tendue avec son père, le désir de retrouver sa mère, le besoin de savoir ce qui a précipité son départ) versus celle de la trame plus légère (une solide amitié, un début d’histoire d’amour, un enlèvement étonnant), l’utilisation des médias comme les textos, les courriels, versus l’écriture romancée. Un mélange parfait qui séduira autant les jeunes lecteurs récalcitrants que les férues de lecture.

    Décidément un livre culte, que je recommande déjà à toutes les sauces!

  • Le jardin d’Amsterdam, Linda Amyot

    Date: 2014.10.23 | Catégories: Adolescent, Amour, La bibliothécaire aime | Commentaires: 0

    Ceux qui me suivent depuis le début du blogue, et ceux qui me connaissent personnellement savent comment je suis sensible aux histoires mettant en scène une relation d’amitié avec une personne âgée. C’est que j’ai eu ce grand privilège dans ma vie d’aimer d’amour ma belle grand-maman, dont les grands yeux bleus couleur du ciel se sont éteints il y a de cela déjà plus de 10 ans…

    Jardin d'AmsterdamLe jardin d’Amsterdam, Linda Amyot

    C’est l’histoire universelle du premier amour, vécu à 2 époques. Le premier amour d’Adèle, une dame aujourd’hui âgée, perçue comme une vieille fille toute sa vie, et qui raconte pour la première fois sa grande histoire d’amour, vécue au milieu du siècle dernier. Et le premier amour d’Élaine, jeune fille d’aujourd’hui.

    Leurs improbables rencontres ont lieu dans le jardin de la vieille dame où tout un univers de douceur les enveloppe le temps des confessions. Elles partagent les mêmes questionnements, les mêmes inquiétudes, les mêmes bonheurs. À la fin du récit, elles chériront toutes deux le secret d’Adèle, par delà le temps qui les sépare, comme une fine et précieuse dentelle qu’elles auraient tissée.

    Un roman tout en atmosphère, à l’ambiance feutrée, intime. C’est l’écriture à la fois juste, précise, concise et si riche de Linda Amyot qui nous séduit dès les premières lignes. Roman bref, mais lumineux, tendre et intime, avec deux personnages fort et attachant. Un roman magnifique, qui laisse son empreinte longtemps dans la tête du lecteur.

    P.S. Je vous recommande fortement la lecture de La fille d’en face, de la même auteure. On y retrouve Élaine, le personnage de la jeune fille dans Le jardin d’Amsterdam. Une tout autre facette de sa vie y est racontée, mais avec autant de sensibilité.

    P.S.2 Toute ressemblance de cet article avec le discours de la présidente du jury du Prix du livre jeunesse des bibliothèques de Montréal de cette année est possible, mais ne vous en faites pas pour d’éventuelles poursuites, je détiens totalement les droits sur ce qui est écris ici (et ce que j’ai dit ce matin!) ;0)

  • L’atlas d’émeraude, John Stephens

    Date: 2013.05.08 | Catégories: Adolescent, La bibliothécaire aime, Roman | Commentaires: 0

    Si vous suivez ce blogue depuis quelque temps déjà, vous vous rappelez peut-être dans quel état de dépression littéraire je me suis retrouvée suite à la lecture du tome 2 de Vango. Je m’en étais sortie grâce à l’achat compulsif de tout-cartons. C’est qu’il y a des personnages qui nous collent à la peau. Dont on s’inquiète comme si c’était nos enfants tant qu’on ne connaît pas le dénouement de leurs histoires. C’est exactement ce qui m’est arrivé avec ce titre que m’avait recommandé Alice.

    L’atlas d’émeraude, John StephensL-atlas-d-Emeraude

    C’est l’histoire de trois orphelins (bon, je sais, depuis Harry Potter – et même avant – les orphelins ont la cote, mais je vous jure que ceux-ci sont différents) dont personne ne veut. Ils sont expédiés d’un orphelinat à l’autre jusqu’au jour où ils atterrissent dans un vieux manoir décrépis dont ils semblent être les seuls pensionnaires. L’atmosphère du lieu est à glacer le sang et les personnages qui les accueillent sont tout… sauf accueillant. Mais ce n’est là que la porte d’entrée dans l’histoire.

    Plusieurs dizaines d’orphelins ont vécu dans ce manoir il y a déjà plusieurs années. Leur dortoir aux fenêtres barricadées laisse présager un quotidien plutôt lugubre. Pourtant, les enfants sont traités royalement dès leur arrivée. Leur mystérieux hôte, un docteur, tarde à se montrer et ceux-ci se demandent bien où ils ont atterri.

    Ne vous en faites pas, nous sommes loin du roman d’horreur et c’est tête baissée que j’ai plongé dans ce merveilleux roman fantastique qui nous fait voyager dans le temps. Les orphelins du présent seront amenés à aller sauver les enfants du passé, captifs d’une sorcière qui fait régner la terreur sur tout le village en les maintenant prisonniers.

    Les personnages sont d’une richesse rare, et pas que les personnages principaux. J’entends par là qu’ils ne sont pas que gentils ou méchants, ils sont les deux!  Ils ont de l’épaisseur, une histoire, une quête, de la substance quoi!  De la sorcière au nain, en passant par les monstres mythiques, toute la galerie de personnages fantastiques est présente et renouvelée dans son genre. Et les trois enfants en soi sont vraiment attachants.

    Bien que l’histoire nous fasse faire plusieurs allez-retour dans le temps, à aucun moment je ne me suis sentie perdue. L’auteur a le don de nous tenir en haleine et de nous empêcher de décrocher. Je ne vous en dirai pas plus, car je veux vous laisser le plaisir de tomber dans ce fantastique piège qu’est L’atlas d’émeraude

Archives

Articles récents

Catégories

Mots-clés

Blogoliste

Sites sur la littérature jeunesse